Adieu l'Euro: bilan, démontage et mercis

30.06.2008 20:02
Quelques heures pour faire disparaître trois semaines d'Euro.[Keystone]
L'Euro 2008, c'est bel et bien fini. L'heure est aux bilans, aux travaux de démontage et aux remerciements. Exceptés les souvenirs et quelques soucis financiers, il ne restera bientôt plus trace du plus grand événement jamais organisé en Suisse.
Les responsables des villes hôtes de Bâle et Genève n'ont même pas attendu la fin de la nuit pour commencer à démonter les installations. Il faut savoir que Bâle doit faire place nette pour le traditionnel Tatoo, une manifestation internationale de musique militaire qui débute mercredi à la place de la Caserne où se trouvait la fanzone.
Un million de visiteurs aux Arena
A Berne comme ailleurs, les drapeaux de l'Euro qui ornaient les deux fanzones ainsi que plusieurs rues de la vieille-ville, seront vendus. Les organisateurs bâlois rendent eux aussi attentifs les collectionneurs des possibilités d'achat de souvenirs.

Les bilans se sont multipliés, tant dans les villes hôtes que pour les 16 UBS Arena ou les cantons périphériques à l'événement proprement dit. Les conclusions sont semblables pour ceux qui se sont exprimés parmi ces derniers. Les polices n'ont signalé aucun problème ni débordement, bien au contraire.

Par exemple les forces de sécurité vaudoises tirent un bilan très positif de l'Euro. La manifestation s'est bien déroulée grâce notamment à une préparation minutieuse.

Les UBS Arena installées dans 16 villes suisses ont apporté une contribution essentielle au succès du tournoi dans toute la Suisse et pas seulement dans les quatre villes hôtes. Après un début difficile, elles ont accueilli près d'un million de visiteurs. Les matches ont été bien suivis, contrairement aux prestations culturelles qui n'ont attiré que 23'300 personnes.

Certaines des villes hôtes ont tenu à remercier dès lundi la population d'avoir participé au succès de la manifestation. Via des pleines pages de publicité dans la presse régionale lundi, Bâle et Genève ont commencé. Zurich devrait suivre dès mardi.

ats/ant
archives
Le camping de Pratteln en faillite
Les exploitants du camping pour supporters de Pratteln (BL) sont en faillite.

La société Pepp Event Sàrl a déposé son bilan lundi, a indiqué son directeur Dominik Egger. Vingt-cinq fournisseurs et sociétés de services sont aussi concernées.

Le camping a été installé spécialement pour l'Euro 2008 au bord de l'autoroute A3, à la sortie Augst/Liestal. Muni d'un grand parking, il aurait dû accueillir en moyenne 5000 personnes, selon les prévisions des responsables.

Mais il n'a été occupé en moyenne qu'à 10% à peine, selon Domink Egger, qui ne peut encore pas chiffrer ses pertes.

Le camping de Pratteln n'a été plein qu'une fois, quand les Néerlandais sont venus disputer leur quart de finale à Bâle contre la Russie le 21 juin. Plus de 7000 Bataves y avaient passé une nuit.
Gros bénéfice en termes d'image
L'heure des comptes a sonné à Genève. Des chiffres qui témoignent d'un «vrai succès populaire» sans toutefois augurer d'un même sourire sur le plan financier, selon Frédéric Hohl, responsable de la société NEPSA, qui a organisé les festivités liées à l'Euro 2008 à Genève.
Celle-ci espère au mieux «équilibrer ses comptes», indique-t elle lundi à l'occasion d'un premier bilan. L'Etat, qui aurait eu droit à une part des éventuels bénéfices, ne touchera donc rien.
Du côté des recettes, NEPSA a connu une grosse déception concernant les revenus du sponsoring. En dépit des promesses de l'UEFA, qui faisait miroiter d'importants contrats, les rares sponsors n'ont rapporté que 50'000 francs. Et la publicité sur les écrans géants n'a pas fait beaucoup mieux, avec moins de 100'000 francs de recettes. Pour le directeur, NEPSA a néanmoins réalisé un «bénéfice important» en terme d'image.
Le Conseil d'Etat vaudois fait un constat similaire. Le canton de Vaud a bénéficié à cette occasion d'une promotion exceptionnelle, en particulier auprès de la presse étrangère. Plus de 300 journalistes et photographes issus de dix pays ont logé dans le canton.