mardi 21 septembre 2004
Entreprises de désendettement: attention aux pièges !
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Au sommaire de cette émission
Personne n'est à l'abri de l'endettement
En Suisse, environ un ménage sur dix est surendetté. Chez les jeunes, ce taux est même de un sur quatre. C'est une estimation, car il n'existe, en fait, aucune statistique officielle: ces données sont établies en recoupant les chiffres des sociétés de recouvrement, des organismes d'aide au désendettement et les statistiques des poursuites, les seules disponibles. Pour les spécialistes, le phénomène est en extension. Non seulement le nombre de ménage surendetté augmente, mais le montant moyen des dettes est lui aussi en augmentation, il est passé de trente-cinq mille francs il y a quelques années, à cinquante mille francs aujourd'hui. En 2003, le total des créances traitées par l’Association suisse des sociétés de recouvrement était de 829 millions de francs. Les jeunes sont les plus vulnérables. Les factures exorbitantes de téléphone mobile sont souvent évoquées comme une des causes de graves problèmes d'argent.
L’image du Suisse qui paie ses factures rubis sur l’ongle relève désormais du mythe. L’angoisse de la boîte aux lettres, la peur d’ouvrir son courrier et d’y trouver de nouvelles factures, un rappel ou un avis de saisie : ces symptômes typiques d’un problème de surendettement concernent des milliers de ménages. Désormais, personne n’est à l’abri. Témoins de cette réalité, les services d’assainissement de dettes qui sont de plus en plus sollicités. L‘Unité de désendettement de la Ville de Lausanne, par exemple, ouvre un dossier par jour soit, quelque 220 dossiers par an.
Les associations régionales d’entraide Caritas rencontrent le même phénomène. André Simonazzi, porte-parole, nous le confirme : « Parmi les personnes qui s’adressent à nous : les personnes surendettées sont à la première position, suivies par les personnes qui ont des problèmes de pauvreté et de chômage. Le surendettement a une grande importance aujourd’hui même s’il est souvent mal connu. Ce sont plutôt des gens de classe moyenne inférieure, qui ont un revenu d’environ 4500 francs et qui, quand un problème arrive dans leur existence, prennent un crédit pour essayer de surmonter leurs difficultés. L’adage autrefois disait « ne fais jamais de dettes, surtout ne fais jamais de dettes ! ». Aujourd’hui, l’esprit a changé : on a moins de honte de prendre un petit crédit. De plus, les gens n’arrivent souvent pas à contrôler leur consommation. »
Ainsi, en juin dernier, une enquête révélait qu’un Suisse sur vingt serait un acheteur compulsif, un consommateur atteint de fièvre acheteuse, guetté à terme par l’endettement. Un phénomène méconnu, intimement lié à la société consumériste dans laquelle nous vivons.
L’image du Suisse qui paie ses factures rubis sur l’ongle relève désormais du mythe. L’angoisse de la boîte aux lettres, la peur d’ouvrir son courrier et d’y trouver de nouvelles factures, un rappel ou un avis de saisie : ces symptômes typiques d’un problème de surendettement concernent des milliers de ménages. Désormais, personne n’est à l’abri. Témoins de cette réalité, les services d’assainissement de dettes qui sont de plus en plus sollicités. L‘Unité de désendettement de la Ville de Lausanne, par exemple, ouvre un dossier par jour soit, quelque 220 dossiers par an.
Les associations régionales d’entraide Caritas rencontrent le même phénomène. André Simonazzi, porte-parole, nous le confirme : « Parmi les personnes qui s’adressent à nous : les personnes surendettées sont à la première position, suivies par les personnes qui ont des problèmes de pauvreté et de chômage. Le surendettement a une grande importance aujourd’hui même s’il est souvent mal connu. Ce sont plutôt des gens de classe moyenne inférieure, qui ont un revenu d’environ 4500 francs et qui, quand un problème arrive dans leur existence, prennent un crédit pour essayer de surmonter leurs difficultés. L’adage autrefois disait « ne fais jamais de dettes, surtout ne fais jamais de dettes ! ». Aujourd’hui, l’esprit a changé : on a moins de honte de prendre un petit crédit. De plus, les gens n’arrivent souvent pas à contrôler leur consommation. »
Ainsi, en juin dernier, une enquête révélait qu’un Suisse sur vingt serait un acheteur compulsif, un consommateur atteint de fièvre acheteuse, guetté à terme par l’endettement. Un phénomène méconnu, intimement lié à la société consumériste dans laquelle nous vivons.

[TSR]
Bref, le phénomène prend une telle ampleur que les pouvoirs publics passent désormais à l’action. Caritas-Valais s’est vu confié par les autorités cantonales le soin de mettre en place, d’ici l’année prochaine, un service d’assainissement des dettes.
Les services sociaux existants n’ont pas été mandatés. Simon Darioli, responsable du service de l’Action sociale, explique: « Pour répondre à ce type de problèmes, il faut disposer de compétences spécifiques qui dépassent le cadre ordinaire d’un service social. Il faut à la fois des compétences sociales, mais aussi économiques et juridiques. Il faut des capacités de négociations avec les créanciers qui sortent du champ habituel du travail social. »
Par ailleurs, l’Etat du Valais va également créer un fonds cantonal de désendettement. Il s’agit d’accorder, sous condition, des prêts sans intérêts à des personnes endettées afin d’assainir leur situation, pour les aider à repartir sur de nouvelles bases.
Le Valais n’est pas seul à bouger. Fribourg, qui a déjà confié un mandat à Caritas, va créer l’an prochain un fonds cantonal de désendettement. Le canton de Vaud y songe aussi, tandis que dans le Jura, le gouvernement planche sur le sujet. C’est le début d’une prise de conscience : l’endettement est désormais un problème de société reconnu.
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