Lors d'une table ronde jeudi au Forum économique, le leader palestinien s'est dit prêt à de nouvelles négociations pour résoudre le conflit avec Israël. Il a également rencontré la chancelière allemande Angela Merkel.
Gestes rarement vu, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a donné l'accolade au vice-premier ministre israélien Shimon Peres et a serré la main de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, sous les applaudissements des invités.
Mahmoud Abbas s'est montré prêt à engager de nouvelles négociations pour la constitution de deux Etats lors de cette session publique «la plus importante du WEF 2007», comme l'a présentée son organisateur Klaus Schwab. Pour Mahmoud Abbas, la «Feuille de route» (le dernier plan de paix international en date) doit être appliqué, il reste à fixer le début et la fin du processus.
Tzipi Livni a elle montré tour à tour enthousiasme et réserve: «Notre responsabilité est de donner espoir» aux générations futures, assurant qu'un Etat palestinien «n'est pas une illusion: il est faisable, il est là, il est réalisable».
Mais «le nouveau processus de paix devra donner l'assurance aux Israéliens que la co-existence de deux Etats ne mettra pas leur vie en danger». Elle a encore averti qu'Israël ne permettrait pas que «l'Etat palestinien soit une entité terroriste». Elle faisait référence au Hamas, organisation islamiste radicale et vainqueur des dernières élections palestiniennes.
Shimon Peres a de son côté mis l'accent sur le développement économique: il a appelé les milieux d'affaires à investir dans les transports, l'agriculture ou le tourisme, afin de «faciliter la paix.
Dans un débat en matinée sur la situation en Irak, le vice-président irakien Adel Abdel Mehdi a sévèrement critiqué l'occupation «idiote» de son pays. Les Etats-Unis et l'Irak ont commis des erreurs» qui ont alimenté la violence dans le pays, a-t-il dit. «Bon nombre de ces erreurs et une bonne partie de ces violences auraient pu être évitées».
Plus tard, l'ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami a renchéri en estimant que «l'occupation renforce le terrorisme et l'extrémisme en Irak». «La solution au problème irakien est d'avoir une vraie démocratie».
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