En tête figure toujours le magnat suédois du meuble Ingvar Kamprad, à la tête de l'empire Ikea, domicilié dans le canton de Vaud. Son pactole a crû de 5 milliards de francs à une somme estimée (à partir de la capitalisation boursière) entre 25 et 26 milliards, révèle le classement 2006 des magazines «Bilan» et «Bilanz».
La deuxième place est encore occupée par les familles Oeri et Hoffmann qui, avec 20 à 21 milliards de francs, profitent de la croissance du groupe pharmaceutique Roche. Phénomène qui souligne le fait que les avoirs des plus riches grimpent grâce à la vigueur de la bourse, de l'économie en général ainsi que des marchés immobiliers et de l'art.
La grande nouveauté cette année se situe au troisième rang avec l'apparition de l'homme d'affaires russe Victor Vekselberg, qui souffle la politesse à la famille Bertarelli. Le nouveau venu, établi à Zurich, affiche une fortune comprise entre 14 et 15 milliards de francs, amassée notamment dans le pétrole et l'aluminium.
Quant au patron de Serono et détenteur de la Coupe de l'America Ernesto Bertarelli, il dispose de 12 à 13 milliards qu'il vient de réaliser en vendant la firme de biotechnologie genevoise à l'allemand Merck.
Entre les places cinq à sept, on retrouve les familles Brenninkmeijer (C&A), Latsis (banque) et Landolt (Novartis). Derrière, Hansjörg Wyss (Synthes), Walter Haefner (Amag) et la famille princière du Liechtenstein complètent le top dix.
Ensemble, les dix plus grandes fortunes de Suisse concentrent 123 milliards de francs, soit un bon quart des 300 personnes ou familles que compte le classement, dont l'avoir moyen atteint 1,517 milliard.
Ce dernier comprend cette année quatorze nouvelles entrées, qui cumulent une fortune de 28 milliards de francs, dont la moitié revient au seul Victor Vekselberg. Un autre Russe y figure désormais, à savoir Dimitri Rybolovlev (industrie des engrais) et ses 2 à 3 milliards, qui est établi dans le canton de Genève.
Parmi les autres, le financier alémanique Martin Ebner opère son grand retour, en apparaissant dans la catégorie des 400-500 millions de francs. Le patron du Credit Suisse Oswald Grübel s'introduit également dans le classement dans le segment plus modeste des 100-200 millions.
ats/kot
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