La 16e conférence internationale sur le sida, qui affiche déjà une fréquentation record, s'ouvre sur un bilan plutôt positif: la mobilisation a permis de stabiliser l'épidémie, qui a fait plus de 25 millions de morts en un quart de siècle.
Mais cette tendance dissimule des disparités géographiques et des comportements discriminatoires favorisant la propagation du sida dans des groupes vulnérables, femmes, homosexuels, professionnels du sexe, consommateurs de drogues injectables, réfugiés et prisonniers.
Fin 2005, quelque 38,6 millions de personnes vivaient avec le virus VIH (séropositifs et malades déclarés), soit une proportion de la population stable depuis 2001, selon l'Onusida, l'agence de l'ONU qui coordonne la lutte contre la maladie. Mais l'année dernière, 4,1 millions ont encore contracté le virus.
Aussi la riposte contre la maladie doit-elle s'intensifier «de manière significative», avertit l'Onusida dans son rapport 2006. Faute de quoi, «les pays dont le développement est déjà à la traîne du fait du sida continueront à s'affaiblir, menaçant potentiellement la stabilité sociale».
En dépit de nettes améliorations dans six des onze pays les plus touchés en Afrique, l'épidémie ne ralentit pas en Afrique du Sud, triste champion avec 18,8% des adultes infectés (contre 1% dans le monde). Dans les pays de l'ex-URSS, le nombre de séropositifs a été multiplié par 20 en 10 ans.
ats/sch