Six trains horaires devraient circuler d'ici deux ans entre les deux pôles lémaniques. Pour y parvenir, il faudra introduire progressivement une multitude de petites mesures en étroit dialogue avec les responsables cantonaux, a précisé Andreas Meyer.
Pour le principal chantier de cette première étape du ZEB en Suisse romande, à savoir la 4e voie entre Lausanne et Renens, les voyageurs devront en revanche attendre, au mieux jusqu'en 2019 si les cantons acceptent de préfinancer les travaux, sinon jusqu'en 2024, selon la planification de l'Office fédéral des transports (OFT).
Les fonds pourraient manquer ces prochaines années, a mis en garde le directeur de l'OFT Max Friedli. Les projets pourraient s'en trouver redimensionnés, a-t-il ajouté.
L'OFT doit faire face à des restrictions financières dues à la conjoncture, qui pourraient encore s'aggraver si la décision du Tribunal administratif fédéral rejetant la hausse de la taxe poids lourds est confirmée. Il en résultera un manque à gagner de près de 100 millions de francs par an pour le Fonds de financement des grands projets ferroviaires, a averti Max Friedli.
Le lancement des travaux retenus dans le ZEB se fera donc de manière échelonnée. Des 5,4 milliards de francs libérés par le Parlement sur 20 ans, 2,7 milliards sont prévus pour financer une soixantaine des 110 chantiers du ZEB.
Il n'y a pas que pour des raisons financières que tous les travaux ne peuvent être mis en chantier simultanément, il s'agit également de ne pas perturber l'exploitation ferroviaire. La priorité ira à l'élimination des principaux goulets d'étranglement.
ats/ant
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