L'enquête a aussi révélé que l'homme, âgé de 25 ans, se rendait depuis des années régulièrement seul à Berne les samedis.
Grièvement blessé, le jeune handicapé mental a été opéré pour la seconde fois mercredi et ses jours ne sont plus en danger. La commune de Köniz (BE) a révélé de son côté qu'il dépend depuis quelques années de son office des tutelles. Il vit et travaille dans une institution pour personnes handicapées.
Ne semblant présenter aucun danger pour lui-même ou pour les autres, il ne faisait pas l'objet de mesures d'accompagnement ni de restriction de sa liberté de mouvement.
Finn, l'ours bernois blessé lui aussi par le tir du policier qui voulait sauver le jeune homme, est pour sa part en voie de guérison. Le plantigrade échappera probablement à une opération, a rassuré Bernd Schildger, le directeur du Tierpark. Si l'animal est toujours sous antidouleurs et antibiotiques, il a retrouvé son appétit et ne boîte presque pas.
La Ville de Berne tire quant à elles les conséquences de l'accident dramatique qui s'est produit samedi dernier dans le nouveau parc aux ours. Elle a décidé d'installer immédiatement du fil de fer barbelé sur le mur d'où le handicapé mental a sauté dans le parc. Elle veut ainsi empêcher que certaines personnes essaient de répéter son acte, a communiqué mercredi la direction de la sécurité.
La couverture médiatique de l'accident a attiré de nombreux visiteurs sur les lieux. Le fil de fer barbelé sera peut-être remplacé ultérieurement pas un autre type de sécurisation. Aucune autre mesure ne sera prise, ajoute la Ville de Berne. Les dispositifs nécessaires ont été installés lors de la construction du parc et il n'existe jamais de sécurité à 100%, justifient les autorités.
ats/lan
Parc aux ours: le handicapé s'explique - mercredi 25 novembre 2009[00:27 min.] Les autorités vont sécuriser l'enclos de l'ours avec du fil de fer barbelé - 26 novembre, Le Journal du matin
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