Il faudra attendre mardi pour savoir si Finn est définitivement hors de danger. Blessé à la poitrine, l'ours reste la plupart du temps allongé et gémit quand il tente de bouger, explique Bernd Schildger.
L'animal est sous antibiotiques pour éviter une infection. Le vétérinaire lui administre aussi des antidouleurs. L'animal, alors qu'il défendait son territoire contre l'intrus, a été grièvement blessé samedi à la poitrine par une balle tirée par un policier.
Finn n'a pas subi d'opération chirurgicale. Le projectile employé par la police cantonale bernoise s'est en effet disséminé dans le corps de l'animal. Le vétérinaire estime donc qu'il n'est pas raisonnable de l'opérer car il s'avère très difficile d'extraire ces éclats.
La victime, un homme de 25 ans souffrant d'un handicap mental, n'a toujours pas pu être interrogée, a expliqué le porte-parole de la police cantonale bernoise. Elle souffre de blessures à la tête et à une main, mais sa vie n'est pas en danger. Pour une raison inconnue, cet homme avait pénétré samedi dans le Parc aux ours.
Les autorités municipales bernoises soulignent que le parc a été construit selon les normes de sécurité les plus récentes. Il dispose d'une clôture de 1,30 mètre de haut sur tout son pourtour. Dans l'ancienne fosse, le mur de séparation ne dépassait pas 1,10 mètre de haut.
Selon le directeur du Parc animalier Bernd Schildger, six accidents avaient déjà eu lieu avec des ours à Berne depuis 1847, dont quatre avec une issue mortelle. Le dernier remonte à 1998.
Aucune décision n'a encore été prise sur un éventuel renforcement des mesures de sécurité du nouveau parc aux ours ouvert il y a un mois. Les responsables veulent d'abord attendre les résultats de l'enquête. Le parc est ouvert, mais le second plantigrade, Björk, est enfermé dans sa grotte, le temps pour la police bernoise de terminer la collecte d'indices dans l'enclos des ours.
agences/os