TSR.CH

Toute l'information en vidéo

 
de 18:00
tsrinfo TV en direct La Météo

Grippe A: la vaccination a commencé

09.11.2009 17:05
A Neuchâtel, on s'inquiète déjà d'une éventuelle pénurie. [Reuters]
La vaccination contre la grippe A/H1N1 débute cette semaine dans tous les cantons romands, sauf Genève qui devra attendre lundi prochain. Les livraisons du produit ont déjà commencé et se poursuivront dans les jours à venir.

La majorité des cantons alémaniques entameront aussi leurs campagnes de vaccination dans le courant de la semaine. Soleure a débuté ce samedi déjà.

Dans un premier temps, la vaccination s'adresse avant tout aux groupes à risque. Les vaccinations se feront dans les hôpitaux et les cliniques ainsi que dans les cabinets médicaux. A Neuchâtel, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Nidwald, Thurgovie et Saint-Gall, les médecins cantonaux s'inquiètent déjà d'une éventuelle pénurie.

Un seul décès provoquerait une ruée

«Pour le Focetria, on nous promet la moitié du nombre de doses nécessaires» par rapport à la totalité des femmes enceintes et enfants concernés. «C'est tout juste suffisant», a indiqué Pierre-Alain Reber, médecin cantonal de Neuchâtel.

Le nombre de doses de Focetria sera suffisant pour autant que les indications soient respectées, c'est-à-dire qu'il soit administré au groupe de vaccination prioritaire, explique de son côté le médecin cantonal adjoint du canton de Vaud Eric Masserey.

Pour l'instant, les cantons ne s'attendent pas à une ruée sur le vaccin. Mais il suffit d'un décès au sein de la population pour que la situation devienne plus critique et que la demande explose, nuance le docteur Reber.

"Ce n'est pas le chaos"

La livraison des vaccins, la situation n'est absolument pas chaotique, a souligné lundi en conférence de presse à Berne Thomas Zeltner, directeur de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les cantons n'ont pas passé commande au même moment, ce qui explique les différences constatées.

Mais tous disposeront du Focetria et du Pandemrix d'ici à mardi matin (demain). Quant au troisième vaccin, le Celtura, la procédure d'autorisation aboutira vraisemblablement dans dix jours, a précisé Jürg Schnetzer, directeur de Swissmedic.

Le nombre de malades de la grippe A/H1N1 sera publié jeudi prochain.

ats/ant

LE DOSSIER

L'INFOGRAPHIE

SUR CE SUJET

Grippe A/H1N1: les premières vaccinations en Suisse romande ont débuté mardi après-midi au sein du personnel hospitalier de Genève - 10 novembre 09, 19:30 Le Journal[02:08  min.] Swissmedic s'explique - 10 novembre, Journal du matin [01:19 min.]

De la responsabilité des infirmiers

Face aux réticences d'une partie du personnel soignant à se faire vacciner contre la grippe A, l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) met ses membres face à leurs responsabilités. Elle mise avant tout sur l'information.
La responsabilité des professionnels de la santé est notamment «de protéger les personnes qui leur sont confiées dans le cadre de leur activité de soins», a expliqué lundi Marianne Schmid, adjointe de la secrétaire générale de l'ASI.
«Nous avons effectivement été informés d'une réserve d'une partie du corps infirmier par rapport à la vaccination et pensons que l'information continue et répétée est le meilleur moyen de garantir des soins sûrs dans tous les lieux de soins», a précisé Marianne Schmid.
Ni l'ASI ni la Fédération des médecins suisses (FMH) ne disposent toutefois de données précises sur la proportion du personnel soignant réticente à se faire vacciner. «Je sais que la réticence est assez élevée pour la grippe saisonnière, mais je n'ai pas d'informations précises pour la grippe porcine», a indiqué Jacques de Haller, président de la FMH.
Les recommandations de la FMH sont claires, note Jacques de Haller: le personnel soignant doit à tout prix éviter de transmettre un virus potentiellement dangereux à des patients faisant partie des groupes à risque.
Il peut bien sûr le faire en se vaccinant. Mais pour ceux qui refusent de se faire vacciner, le port d'un masque est une solution acceptable aux yeux de Jacques de Haller.
Dans certains hôpitaux, le personnel qui s'est fait vacciner porte un badge distinctif et les soignants qui n'ont pas de badge sont priés de porter un masque de protection. «Cela permet d'effectuer un contrôle de qualité», explique Jacques de Haller.
S'agissant de cette pratique, l'ASI estime qu'il est du ressort des institutions d'en expliquer les motifs à leur personnel et de justifier une telle mesure, qui peut paraître discriminatoire au premier coup d'oeil.

ARCHIVES

PARTAGER CET ARTICLE

?JavascriptNous n'avons pas réussi à détecter javascript sur votre ordinateur. Cela peut provenir de plusieurs raisons :

- Javascript est désactivé sur votre navigateur (rare).
- Votre navigateur est trop vieux et ne supporte pas javascript (très rare).

Il est vivement conseillé d'avoir un navigateur à jour et d'activer javascript afin de profiter pleinement de toutes les fonctionnalités de tsr.ch.