L'exposition est centrée sur la gestion de l'eau potable tirée du Nil dans l'antiquité égyptienne et l'Egypte gréco-romaine. La ville d'Alexandrie, fondée en 331 avant Jésus-Christ par Alexandre de Macédoine, comportait un réseau de citernes et canalisations permettant l'approvisionnement de 500'000 personnes en eau potable.
Ouverte jusqu'au 30 mai prochain, l'exposition rassemble divers objets archéologiques et documents se rapportant à la gestion de l'eau à l'époque alexandrine. Elle donne aussi un aperçu de l'importance des eaux du Nil dans la société, la culture et la religion de l'Egypte antique.
Les objets exposés ont trait notamment aux dispositifs de pompage et d'écoulement liés à l'adduction d'eau. La clepsydre (horloge à eau), le nilomètre (prévisions des crues) et la vis d'Archimède (système de puisage) sont ainsi présentés comme des techniques emblématiques des débuts de l'ingénierie hydraulique.
L'égyptologue français Jean-Yves Empereur, directeur du CEA, a collaboré à la mise en oeuvre de l'exposition. L'archéologue est l'auteur de travaux reconnus sur la civilisation alexandrine. Il est aussi l'initiateur des fouilles récentes ayant conduit à la mise au jour d'un réseau de 400 citernes sous la ville antique.
L'exposition présentée en création au Laténium a été conçue sur le mode itinérant, a précisé mercredi Jean-Yves Empereur lors d'une présentation de l'exposition à la presse. Selon lui, les villes de Toulouse, Marseille, Leyde (NL) et Montréal se sont déjà portées candidates pour accueillir la manifestation.
Conservateur adjoint du Laténium, Denis Ramseyer a souligné la difficulté de faire sortir les pièces archéologiques d'Egypte. Les collections d'antiquités des musées suisses se sont révélées cependant largement pourvues en objets et documents correspondant au concept de l'exposition.
ats/mej