Les tâches que remplira la protection civile (PC) dans une telle opération varient d'un canton à l'autre. Mais partout, les hommes engagés devront avoir été vaccinés au préalable. «Celui qui refuse de se faire vacciner devra déplacer son engagement», indique à l'ATS Andreas Gäumann, chef de service à l'office bernois de la protection de la population.
Les effectifs définitifs n'ont, eux, pas encore été fixés dans tous les cantons. Ils dépendent de l'ampleur de la campagne de vaccination et du nombre de centres à installer.
En terres neuchâteloises, trois centres de vaccination sont d'ores et déjà prévus (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Colombier) si les quatre polycliniques devaient être débordées. Ils fonctionneraient sur une durée minimale de 4 semaines, 7 jours sur 7, explique à l'ATS Alain Spitznagel, commandant de la PC de la région Littoral-centre.
«Au total, nous aurons besoin de 60 personnes par jour, soit 20 par centre», précise-t-il. A raison de 5 jours de service par personne, la PC neuchâteloise devrait donc mobiliser un peu plus de 300 personnes sur un mois. «Mais la durée de l'opération pourrait être allongée à 12 semaines, si besoin.»
A Genève, la protection civile sera chargée de monter trois centres -un au centre-ville et un sur chaque rive du lac-, d'éliminer le matériel d'injection usagé et de récolter les fiches médicales pour les transmettre aux autorités.
Des centres de vaccination pourraient ouvrir. [Keystone]
«Mais si de nombreuses personnes refusent de se faire vacciner, ces centres ne seront pas nécessaires», explique Eric Grandjean, porte-parole de la police
cantonale et de l'opération Osiris.
Une seule chose est en effet sûre: les cantons ne peuvent obliger personne à se faire vacciner.
Seul le Conseil fédéral dispose du pouvoir d'imposer une vaccination générale de la population et ce, dans un cas d'extrême urgence.
Côté alémanique, les préparatifs de l'Argovie semblent déjà très avancés. Selon ses plans, jusqu'à 540 hommes de la PC allègeront le travail du personnel soignant dans 34 centres maximum. Certains cantons comme Zurich n'ont eux pas encore décidé de la participation de la protection civile à une telle opération.
agences/ls