"Ce dimanche, nous serons à Tegucigalpa", a annoncé Manuel Zelaya, en affirmant qu'il se présenterait à l'aéroport "avec plusieurs présidents et membres de la communauté internationale".
Le président déchu a de nouveau appelé le nouveau gouvernement à lui rendre son poste, en le qualifiant de "secte criminelle". Les présidents de l'Equateur, Rafael Correa, et de l'Argentine, Cristina Kirchner, ont proposé d'accompagner Manuel Zelaya à Tegucigalpa, où l'attend la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, prix Nobel de la Paix pour sa défense de la cause indigène.
Les autorités du Honduras ont averti que Manuel Zelaya serait arrêté immédiatement s'il revenait dans le pays, où il est poursuivi pour haute trahison.
Avant son retour, Manuel Zelaya devait participer à Washington à l'assemblée générale de l'Organisation des Etats Américains (OEA), qui pourrait déboucher sur l'exclusion du pays, qui a lui-même décidé vendredi de quitter l'institution régionale (lire ci-contre).
Au pouvoir depuis janvier 2006, Manuel Zelaya, qui a effectué un net virage à gauche durant son mandat, a été expulsé manu militari dimanche pour avoir tenté d'organiser un vote ouvrant la voie à une possible réélection, un projet déclaré illégal par la Cour suprême.
agences/cer
M. Zelaya rentre au Honduras - 05 juillet 2009, L'info en continu[00:45 min.]