Un changement de pratique, davantage de transparence et une meilleure communication ont été promis suite à une expertise dévoilée mardi. "Il est clair que nous n'avons pas été bons sur la clarté des décomptes. C'est une obligation morale de rembourser les requérants lésés. Je suis sûr que mes collègues du gouvernement me suivront", a déclaré Thomas Burgener.
Le système a été dénoncé par une religieuse, soeur Marie-Rose, qui a constitué un comité de soutien aux requérants.
Le Tribunal administratif fédéral a jugé illégaux les prélèvements cantonaux opérés entre 1992 et 1996. Mais l'Office fédéral des réfugiés (ODR), devenu depuis Office fédéral des migrations, les a tolérés, a précisé Thierry Béguin. Le canton pouvait de bonne foi se croire en droit d'agir comme il l'a fait.
Un certain nombre de requérants d'asile ont été lésés. Néanmoins, juridiquement le canton n'est pas tenu de les indemniser. Mais il serait équitable de le faire "parce que les pertes de ces personnes trouvent leur cause dans la pratique discutable de l'administration", estime l'expert.
Le canton a opéré des retenues sur les salaires de requérants exerçant une activité lucrative. Ces prélèvements étaient destinés au remboursement de la dette d'assistance (lire ci-contre).
ats/bri
Le combat de soeur Marie-Rose pour les requérants d'asile lésés par l'Etat du Valais porte ses fruits - 19:00 Le journal - 7 avril 2009[02:14 min.]
Requérants d'asile lésés par l'Etat valaisan: commentaire de Thomas Burgener, chef du département cantonal des affaires sociales, en direct de Sion - 7 avril 2009, 12:45 Le Journal[02:33 min.]