Modifié le 27 octobre 2011

Affaire Kadhafi: Micheline Calmy-Rey critique Merz

Micheline Calmy-Rey.
Micheline Calmy-Rey réagissait à des propos de Hans-Rudolf Merz dans la presse. [Dominic Favre / Keystone]
Micheline Calmy-Rey s'est montrée très sévère jeudi sur l'attitude de l'ancien conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz dans l’affaire Hannibal Kadhafi, à l'origine de la crise entre la Suisse et la Libye. "J'ai pitié de mon ancien collègue", a lâché la cheffe du Département des affaires étrangères jeudi sur la RSR.

Hans-Rudolf Merz a "un tel besoin de se justifier dans cette affaire, ce qui démontre qu'il l’a vécue dans un déni de réalité. Je préfère ne pas commenter, ça me fait mal au cœur de voir à quel point il a besoin de se justifier", explique la ministre socialiste des Affaires étrangères.


- L'extrait de l'émission de la RSR -


Séquences choisie - Calmy-Rey critique Merz
L'actu en vidéo - Publié le 27 octobre 2011
 

Regarder vers l'avenir

La cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) concède toutefois que l'affaire a exigé un "travail diplomatique intense" et que Hans-Rudolf Merz n’avait "aucune chance" dans un rapport de force où la Suisse était alors affaiblie.


A deux mois de son retrait du Conseil fédéral, la ministre des affaires étrangères n'a pas voulu épiloguer davantage. "Je ne veux pas m'attarder sur cette affaire: l'important est que les otages sont de retour et la Libye est délivrée de Kadhafi, selon elle. La présidente conclut qu'il faut maintenant regarder vers l'avenir en ce qui concerne la Libye.


Micheline Calmy-Rey réagissait à des propos de l'ex-conseiller fédéral sur l'affaire des otages en Libye dans l'hebdomadaire alémanique Die Weltwoche et le journal allemand Die Zeit .


Se disant victime des médias, Hans-Rudolf Merz indique qu'il ne savait rien des plans secrets en vue d'une éventuelle opération militaire pour libérer les otages. C'est Mouammar Kadhafi lui-même qui le lui aurait appris. L'ancien ministre des Finances n'expliquait pas en revanche pourquoi il s'était rendu seul et sans avertir ses collègues en Libye pour présenter ses excuses au colonel.


cab


Publié le 27 octobre 2011 - Modifié le 27 octobre 2011