Modifié le 16 mai 2011

Fribourg très favorable les fusions de communes

Fribourg: la cathédrale Saint-Nicolas et le quartier du Bourg.
Le projet fribourgeois fait presque l'unanimité au niveau politique. [Marc Brodard - ]
Les Fribourgeois ont dit très largement oui dimanche à un nouveau programme d'encouragement aux fusions de communes qui prévoit une enveloppe de 50 millions de francs. Ils ont été près de 73% à accepter le texte. Le canton compte 167 communes et veut passer sous la barre des cent d'ici 2016.

Le corps électoral fribourgeois a accepté la loi sur l'encouragement aux fusions de communes par 30'151 voix (72,9%) contre 11'231. La participation s'est élevée à 22,8%.


Cent communes en 2016

Vu le montant de l'aide prévue, le projet de loi était soumis au référendum financier obligatoire. Le projet a fait une quasi unanimité autour de lui. Il n'a soulevé que peu d'opposition. Seule l'UDC avait recommandé le "non" au projet. Et encore, plusieurs de ses représentants ont fait partie d'un large comité de soutien.


Le projet vise le renforcement de l'autonomie par l'agrandissement des communes. Comme dans le précédent programme, le système de fusions est volontaire. Le projet de loi réserve un rôle clé aux préfets. Ceux-ci doivent élaborer un plan de fusion pour toutes les communes de leur district. Libre aux communes de s'y joindre ou pas.


En 1999, le canton de Fribourg comptait 245 communes. Après une première vague de fusions en 2006, il en compte 167. L'objectif est de passer sous la barre des 100 avec le nouveau programme à l'horizon 2016.


Un siège pour la gauche à Fribourg

Par ailleurs, la gauche a réussi a obtenir un siège de plus dimanche à Fribourg au cours d'une élection complémentaire au conseil général de la ville. Elle dispose désormais de 42 sièges sur 80 grâce à la Verte Yolande Peisl-Gaillet. Yolande Peisl-Gaillet a été préférée à l'indépendant Roland Julmy par 2333 voix à 2275.


Lors des élections communales du 20 mars dernier, la liste de l'indépendant Jean-Jacques Métrailler, qui ne comportait pas d'autre nom que le sien, a remporté deux sièges sur 80 au législatif communal. C'est le siège non pourvu par la liste de Jean-Jacques Métrailler qui a fait l'objet du scrutin.


L'affaire aurait pu se solder par une élection tacite, Jean-Jacques Métrailler ayant trouvé entretemps un compagnon de liste. Mais de l'avis des Verts, le résultat de Jean-Jacques Métrailler ne justifiait pas qu'il décide seul de qui repourvoirait le siège vacant. D'autant que les suffrages obtenus étaient "un soutien à une personne et non à un programme". La droite n'a pas approuvé la démarche et n'a pas présenté de candidat. 


Le nouveau conseil général de Fribourg compte 25 PS, 11 Verts, 6 PCS, 17 PDC, 10 PLR, 9 UDC, 1 Vert'libéral, 1 indépendant. La gauche a également la majorité dans l'exécutif: 2 PS, 1 PCS, 1 PDC, 1 PLR.


ats/cer


Publié le 15 mai 2011 - Modifié le 16 mai 2011

Un mariage avorté à Neuchâtel

La commune de Pontareuse n'a pas pu voir le jour dimanche dans le canton de Neuchâtel. La fusion des trois communes de Boudry, Cortaillod et Bevaix a capoté.

Deux des promises ont clairement dit "non". Seule Boudry a voté en faveur de la fusion par 1011 voix contre 549, soit 64,8% de suffrages favorables. La participation s'est élevée à 42%.

Cortaillod a refusé la fusion par 970 voix contre 859, soit 53% de suffrages défavorables et une participation de 52,9%.

Bevaix a dit "non" à 58,8%. La participation s'est élevée à 63%.