La Suisse et l'Allemagne, une "longue amitié" - tsr.ch - info - suisse
Toute l'information en vidéo
-
- Le Journal
- En continu
- 12:45
- 19:30
- Couleurs locales
- La Météo
- tsrinfoTV en direct
Suisse
La Suisse et l'Allemagne, une "longue amitié"
08.09.2010 - 18:25 - mise à jour: 21:40Pour sa première visite en Suisse, le président allemand Christian Wulff a reçu les honneurs militaires sur une Place fédérale pavoisée aux couleurs de la Suisse et de l’Allemagne, avant le début des entretiens officiels.
Négociations bien avancées
Les négociations en vue d'un accord de double imposition sont bien avancées, s'est félicité Christian Wulff devant la presse, au premier jour de sa visite d'Etat. Le président allemand a affirmé avoir "un bon sentiment" dans ce dossier. Il a salué la volonté de la Suisse de respecter les standards de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) en matière d'échange d'informations et de faire preuve d'une plus grande transparence.
Doris Leuthard a de son côté espéré "un retour à la normalité". Elle a réitéré la volonté du Conseil fédéral de ne pas accueillir d'argent non déclaré en Suisse, relevant également que le respect des règles de l'OCDE limiterait le recours à des données bancaires volées.
Les sujets épineux ont été abordés, mais "dans un esprit de bon voisinage". [Keystone]
Un groupe de travail commun doit faire d'ici l'automne des propositions sur les points encore ouverts de l'accord de double imposition, comme l'utilisation des données bancaires volées ou la manière de régulariser les comptes non déclarés actuellement cachés en Suisse. On est loin des déclarations belliqueuses de l'ex-ministre des finances Peer Steinbrück, qui avait accusé Berne d'inciter les Allemands à la "fraude fiscale" et qui avait menacé d'utiliser le "fouet" à l'égard de la Suisse.
Du bruit autour de Zurich
En revanche, le scepticisme est de mise en ce qui concerne le problème du bruit des avions autour de l'aéroport de Zurich. La situation est difficile dans ce dossier, a estimé Christian Wulff, dont le pays a interdit aux avions atterrissant à Kloten de survoler le sud de l'Allemagne aux aurores et en fin de soirée.
Selon le président allemand, les ministres des Transports des deux pays, Moritz Leuenberger et Peter Ramsauer, ont encore "quelques 4000" à gravir. "Mais les Suisses sont connus pour être capables de vaincre les 4000", a-t-il plaisanté. Plus tôt dans la journée, Christian Wulff avait déjà évoqué dans un discours les contentieux entre Berne et Berlin.
Il avait jugé "normal" qu'il existe "des différences d'opinion et d'intérêts, même entre les meilleurs voisins". "Mais si nous les abordons dans un esprit de bon voisinage, on peut toujours trouver des solutions satisfaisantes", avait-il dit, convaincu que ce sera le cas encore à l'avenir. Un avis partagé par Doris Leuthard.
ats/bkel
Sur ce sujet
Flatteries en cascade
A Berne, les deux présidents ont fait assaut d'amabilités, soulignant à loisir l'"amitié" liant la Suisse et l'Allemagne.
Ils ont relevé les positions communes de la Suisse et de l'Allemagne sur de nombreux points d'actualité - comme la thématique des entreprises trop grandes pour faire faillite ("too big to fail") ou celle de la gouvernance financière mondiale.
"La Suisse est pour l'Allemagne un partenaire d'une énorme importance", a ainsi déclaré Christian Wulff dans son discours prononcé dans la salle des pas perdus du Palais fédéral. Il a ainsi souligné l'étroitesse des relations économiques entre la Confédération et son grand voisin.
Doris Leuthard, qui emmènera jeudi son hôte à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et à l'Université de Zurich, a de son côté mis l'accent sur la science, la formation et l'ingénierie. Autant de domaines où les deux pays ont "beaucoup à offrir au monde", selon elle.
Christian Wulff a en outre illustré la bonne collaboration germano-suisse par un autre succès: la libération des deux otages suisses retenus en Libye, pour laquelle Berlin s'est fortement engagée, au côté de l'Espagne.ARCHIVES
-
Partager cet article