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Suisse
Les Fribourgeois ont nettement accepté HarmoS
07.03.2010 - 14:36 - mise à jour: 28.06.2010 12:36Le concordat HarmoS était attaqué par un référendum lancé par le
Forum des parents du canton de Fribourg. Mais les citoyens ont
choisi de suivre leurs autorités qui leur recommandaient
d'approuver le concordat. Le Grand Conseil l'avait adopté à
l'unanimité il y a un an. Tous les partis, sauf l'UDF et l'UDC,
recommandaient le "oui".
Le mot d'ordre de l'UDC avait constitué une surprise: alors que
les députés UDC votaient HarmoS, le comité central du parti se
déterminait à une confortable majorité contre, suivant par là la
tendance de l'UDC en Suisse.
Les Fribourgeois ont adopté le concordat par 51'340 voix contre
32'696, soit par 61,1% des suffrages. La participation s'est élevée
à 47,69%.
Nombreux griefs
Le comité référendaire avait de nombreux griefs contre HarmoS.
Pour lui, refuser le concordat, c'était dire "non" aux horaires
blocs contraignants, pouvant engendrer "stress et fatigue", "non" à
l'obligation d'une 3e langue à 10 ans ainsi qu'aux "tests
uniformisés trop précoces".
C'était surtout dire "non" à l'obligation de l'école enfantine dès
4 ans. Cet argument a constitué son cheval de bataille alors même
que l'issue du scrutin ne pouvait pas avoir d'influence sur la
question. Le canton de Fribourg est en effet déjà compatible avec
HarmoS. Il ne lui manque que l'introduction de l'apprentissage de
l'anglais dès la 5e année primaire. Ce qui sera fait dès 2013.
Un référendum de retard
S'il est vrai que Fribourg n'a longtemps offert qu'une année
d'école enfantine, qui plus est facultative, les choses ont
radicalement changé en septembre 2008. Le Grand Conseil avait alors
modifié la loi scolaire et introduit la 2e enfantine ainsi que
l'obligation de suivre les deux années.
Cette modification n'avait pas été attaquée par référendum et est
donc entrée en vigueur. Les référendaires croyaient qu'un refus
d'HarmoS aurait constitué un signal à l'égard du Grand Conseil et
leur aurait donné plus de poids pour obtenir une modification de la
loi scolaire via, par exemple, le lancement d'une initiative.
Il faut cependant rappeler que même sans obligation, pas moins de
80% des petits Fribourgeois prenaient déjà le chemin de l'école
enfantine avant la modification de la loi. Une cinquantaine de
cercles scolaires offrent les deux années; 25 autres le feront cet
automne.
A la rentrée 2010, 70% des cercles scolaires seront à jour.
Pour mémoire, HarmoS est en vigueur depuis le 1er août 2009 après
l'adhésion de 10 cantons: SH,GL,VD,JU,NE,VS,SG,ZH,GE et TI. Berne
s'y est joint en septembre dernier. Six cantons se sont déclarés
contre le concordat (ZG,LU,NW,UR,TG,GR). Si 18 cantons l'adoptent,
il pourrait en principe se voir étendu à toute la Suisse.
ats/nr
Sur ce sujet
Le soulagement d'Isabelle Chassot
Après le large "oui" des Fribourgeois à HarmoS, Isabelle Chassot est contente et soulagée. La conseillère d'Etat s'exprime aussi bien comme directrice fribourgeoise de l'instruction publique que comme présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP).
Pour Mme Chassot, il n'y a pas de doute, la virulence de la campagne anti-HarmoS s'explique par sa position emblématique de présidente de la CDIP. Elle ne l'a pas caché dimanche devant la presse, elle ne souhaite plus revivre une telle campagne.
La conseillère d'Etat souhaite également que le canton revienne au vrai climat politique fribourgeois, fait d'ouverture et de respect face à l'adversaire. Elle espère bien aussi qu'il n'y aura plus d'intervention extérieure au canton avec des moyens financiers inhabituels à l'aune fribourgeoise.Péréquation financière: large oui
Les Fribourgeois ont très largement approuvé la nouvelle péréquation financière intercommunale. Pas moins de 76,2% des votants ont dit "oui".
L'élément principal de cette loi est le financement par l'Etat d'un fonds destiné à compenser partiellement les besoins financiers des communes. Elles bénéficieront toutes de cette manne cantonale de près de 12 millions par an, à se répartir selon des critères statistiques donnés.ARCHIVES
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