Modifié le 28 juin 2010

Genève: naissance de «La droite libérale»

Nati, salaires et violences à Bex
Blaise-Alexandre Le Comte présidera la nouvelle formation [DR]
Blaise-Alexandre Le Comte, dissident du parti libéral genevois, dispose dorénavant de son propre parti. «La droite libérale» a été portée vendredi sur les fonts baptismaux.

Barbara Polla a apporté son soutien moral au nouveau mouvement
en prononçant un discours sur le libéralisme. L'ancienne
conseillère nationale libérale n'a toutefois pas précisé si elle
comptait adhérer prochainement à «La droite libérale». Blaise
Alexandre le Comte a été désigné président du parti.

Un petit règne chez les libéraux

Blaise-Alexandre Le Comte a brièvement dirigé le parti libéral
genevois au printemps dernier. Le jeune homme de 28 ans a été très
contesté à ce poste et a claqué la porte à l'issue d'un court règne
de trois mois. Après sa démission, il a vivement critiqué certains
cadres du parti.





Du côté du parti libéral genevois (PLG), on voit le nouveau venu
sur la scène politique avec un brin de condescendance.
Blaise-Alexandre Le Comte a un besoin viscéral d'exister. «Ce qu'il
n'a pas réussi à faire avec les libéraux, il le fait ailleurs», a
déclaré vendredi le vice-président du PLG, Florian Barro.





Le PLG ne craint pas non plus de perdre des électeurs à cause de
«La droite libérale». «Je ne pense pas que l'on assiste à un grand
remaniement qui va provoquer une scission au sein de la droite
genevoise et modifier considérablement la position du parti libéral
à Genève», a expliqué M. Barro.





ats/tac

Publié le 25 mars 2007 - Modifié le 28 juin 2010

Pas de défense d'une classe particulière

A l'opposé du parti libéral, «La droite libérale» ne veut être le représentant d'aucun intérêt sectoriel, a fait savoir M. Le Comte. Le nouveau mouvement souhaite un Etat moins présent et défend le libre-échange.

Il se dit aussi responsable et refuse d'abandonner «les plus démunis sur le bord de la route». Le nouveau parti pourrait également rapidement changer de nom. «Nous sommes avant tout des libéraux avant d'être des gens de droite», a fait remarquer M. Le Comte.

Pour sa 1ère année, le parti ne demandera pas de cotisations à ses adhérents, préférant d'eux un engagement sans faille en faveur des idées libérales.