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Suisse
Pont de l'Aubonne: accusation abandonnée
17.02.2006 14:14 - mise à jour: 28.06.2010 11:52«Objectivement, il est évident qu'il y a eu des manquements», a expliqué le premier substitut du procureur, Daniel Stoll. «Dans l'absolu, les policiers ne se sont pas comportés dans les règles de l'art et ils doivent en avoir conscience».
Mais il faut replacer leurs actes dans le contexte agité de l'époque, en plein G8. La corde tendue en travers de l'A1 représentait un danger qu'il fallait enlever sans tarder. «Dans le stress et dans l'urgence, on peut comprendre les fautes des policiers. Sur le plan subjectif, ils n'ont pas commis d'erreur».
Un accident aux multiples causes
"Tout le monde a des leçons à tirer de cette affaire, aussi bien
la police que les manifestants", a résumé Daniel Stoll. Si
l'accident est arrivé, c'est en raison de multiples causes, dont la
principale reste le blocage de l'autoroute. "Si on n'avait pas
tendu une corde à travers la chaussée, le coup de couteau du
policier schaffhousois n'aurait blessé personne".
Le 1er juin 2003, des altermondialistes avaient bloqué l'autoroute
A1 en se supendant à une corde en travers de la chaussée. L'action
avait viré au drame lorsqu'un policier schaffhousois avait coupé la
corde, précipitant Martin Shaw, l'une des deux personnes suspendues
à la corde, dans le vid
ps avec ats
Verdict attendu vendredi
Les deux policiers comparaissent depuis lundi dernier pour lésions corporelles par négligence devant le Tribunal d'arrondissement de La Côte.
La justice leur reproche en substance de n'avoir pas respecté les règles de prudence lors de leur intervention sur l'A1, le 1er juin 2003.
Le verdict est en principe attendu vendredi.La partie civile demande une condamnation
L'avocat de Martin Shaw et Gesine Wenzel, les deux manifestants qui ont porté plainte, a réclamé la condamnation des deux accusés.
Pour Me Jean-Pierre Garbade, les deux gendarmes ont fait preuve d'une incroyable imprudence et d'inconscience. Il a mis en garde contre le risque de mettre l'accent sur la faute des victimes pour disculper la police.
Les deux manifestants qui s'étaient suspendus à la corde avaient
eux-mêmes été condamnés en juin 2004 pour entrave à la circulation
publique et mise en danger de la vie d'autrui par le Tribunal de
police de La Côte.ARCHIVES
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