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L'incendie à Lausanne toujours pas maîtrisé
29.09.2009 - 17:33 - mise à jour: 28.06.2010 12:43C'est l'armée qui est chargée de cette mission, a indiqué à
l'ATS Bernard Sermier, porte-parole des pompiers.
Près de trente militaires, équipés de pompes spécifiques, font
monter l'eau sur les lieux du sinistre, a indiqué à l'ATS Bernard
Sermier, porte-parole des pompiers lausannois. But de l'opération:
inonder le second sous-sol de l'édifice, dont la majeure partie est
la proie des flammes.
Le recours à l'eau du lac a été décidé après l'échec de
l'opération "marteau", lancée samedi en début d'après-midi.
Celle-ci visait à faire entrer des pompiers depuis l'extérieur du
bâtiment, grâce à une tranchée de 8 mètres de profondeur, qui
permettait d'atteindre le mur du deuxième sous-sol.
La chaleur à l'intérieur de l'édifice atteignant des températures
extrêmes, entre 800 et 1000 degrés, le trou a dû être rebouché. A
défaut de pouvoir accéder au coeur du brasier, "nous avons au moins
pu en avoir une meilleure vision", a souligné le porte-parole.
Selon lui, la majeure partie du sous-sol est aux prises des
flammes.
Presque un terrain de foot
Les pompiers ont creusé une galerie de 8 mètres de
profondeur pour rien. [Reuters]
Le feu a pris il y a près
de 46 heures au deuxième sous-sol d'un bâtiment, dans des locaux
qui stockent les archives de quelque 150 entreprises. D'emblée, le
dégagement de fumée a été important. Les locaux abritent 3000 m3 de
classeurs rangés dans des compactus. En surface, cela représente
"4600 m2, les trois quarts d'un terrain de football", a expliqué le
commandant des pompiers Jean-Luc Berney.
Seules quatre petites cages d'escaliers permettent d'y accéder et
tout est d'un bloc, sans cloisons. Cette absence de cloisonnement a
compliqué la tâche des pompiers, qui se sont retrouvés face à une
tonne de documents - apparemment du papier - comme enfermés dans
une boîte. "Est-ce qu'un volume aussi important de documents ne
devrait pas être compartimenté? la question est judicieuse", a
reconnu le commandant.
Un foyer inaccessible
Depuis jeudi, les pompiers ont essayé plusieurs techniques pour
venir à bout du sinistre. Ils ont ventilé les locaux, avec du
matériel de pointe engagé lors de l'accident du tunnel du
Mont-Blanc.
Puis ils ont utilisé de l'eau en grande quantité, jusqu'à 12'000
litres à la minute. Mais la température a continué à grimper.
Vendredi, la dalle a partiellement cédé entre le premier et le
deuxième sous-sol. "Au premier sous-sol, un parking, il restait une
dizaine de véhicules que nous n'avons pas pu sortir, en raison de
la fumée", a dit le commandant.
Le bâtiment de cinq niveaux - dont deux en sous-sol - a en outre
légèrement bougé du côté sud-ouest. Si le risque d'effondrement de
l'édifice ne peut être complètement exclu, M.Sermier a indiqué
samedi soir que cette éventualité était peu probable, les dernières
informations étant "assez rassurantes".
agences/lan
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Sans danger pour la population
Samedi, la fumée a continué à sortir d'une dizaine d'endroits du bâtiment. Les services de la ville ont procédé à des analyses de la qualité de l'air dans le quartier.
"Il n'y a pas de risque pour la santé de la population mais on conseille de fermer les portes et fenêtres", a précisé le chef des pompiers.
En tout, 217 personnes (pompiers, sanitaires, protection civile et police) s'activaient samedi par tournus sur le site.
Parmi eux se trouvaient des pompiers genevois, en jaune, et une vingtaine d'autres corps du canton, de même que le train d'extinction des CFF et un poste médical avancé.
Il est difficile d'estimer la durée des opérations de maîtrise de l'incendie, a noté Bernard Sermier.
Les habitants du quartier pourront poser des questions à des responsables dimanche matin.ARCHIVES
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