Modifié le 23 août 2010

Le "Nobel" de maths pour un professeur genevois

Ce jeune scientifique de l'Université de Genève a reçu la médaille Fields. Une première en Suisse, jamais un chercheur en activité sur le sol helvétique n'avait encore reçu ce prix.
Ce jeune scientifique de l'Université de Genève a reçu la médaille Fields. Une première en Suisse, jamais un chercheur en activité sur le sol helvétique n'avait encore reçu ce prix. [ - UniGe]
Stanislav Smirnov, un professeur de l'Université de Genève, s'est vu décerner jeudi la médaille Fields 2010. Ce prix est la plus haute distinction, attribuée tous les quatre ans, dans le champ des mathématiques. Il est considéré comme l'équivalent du Prix Nobel.

La médaille Fields, considérée comme le "Nobel des mathématiques", a été décernée jeudi à un chercheur de l'Université de Genève, Stanislav Smirnov, ainsi qu'à deux Français Cédric Villani et Ngo Bao Chau et un Israélien Elon Lindenstrauss.

Le professeur Smirnov enseigne à l'Université de Genève depuis 2003. Il est né à Saint-Pétersbourg en 1970. Il a été récompensé pour ses travaux dans le domaine de la mécanique statistique. Ses recherches servent notamment à modéliser l'écoulement de liquide à travers des matériaux poreux, afin d'évaluer la probabilité que le liquide coule à travers ou non.

Les prix ont été remis aux lauréats par le président indien Pratibha Patil à l'ouverture du Congrès international des mathématiciens qui doit réunir plus de 3'000 mathématiciens du monde entier à partir de jeudi et jusqu'au 27 août à Hyderabad, dans le sud de l'Inde.

Une première suisse

L'Union Mathématique Internationale décerne la médaille Fields, une distinction très prisée, tous les quatre ans depuis 1936, à plusieurs mathématiciens ayant moins de 40 ans au début de l'année concernée, à l'occasion du Congrès.

La remise de cette médaille constitue une première suisse. Jamais un chercheur en activité dans une université helvétique n'avait encore reçu ce prix, a indiqué jeudi l'Université de Genève. Le seul antécédent est le professeur Vaughan Jones. Il avait obtenu ce prix en 1990, mais il avait déjà quitté l'alma mater genevoise.

ats/fru

Publié le 19 août 2010 - Modifié le 23 août 2010