Modifié le 25 juillet 2011

Le neuropsychiatre David Servan-Schreiber est mort

David Servan-Schreiber se battait depuis des années contre un cancer.
David Servan-Schreiber se battait depuis des années contre un cancer. [ - ]
Le neuropsychiatre français David Servan-Schreiber, qui luttait contre une grave rechute d’un cancer apparu en 1992, s’est éteint dimanche soir à 50 ans dans le nord de la France. Il s'était notamment fait connaître en théorisant des moyens naturels de lutte contre la maladie.

"Mon frère s’est éteint entouré de ses trois frères et de sa mère à l’hôpital des Hautes Falaises, à Fécamp. Il est parti en douceur. Il s’est éteint en paix et sereinement", a déclaré dimanche soir Franklin, l'un des frères de David Servan-Schreiber


Le neuropsychiatre était dans un semi-coma depuis trois jours. Son fils Sacha était présent une heure avant qu'il parte.


Deux best-sellers

Surnommé parfois "prophète du bien-être", David Servan-Schreiber avait acquis la célébrité en prônant l'utilisation de méthodes parallèles contre la dépression et le cancer. Ce descendant d'une lignée de grands entrepreneurs avait notamment publié deux ouvrages traduits en 40 langues, "Guérir" en 2003, et "Anticancer" en 2007, qui se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires.


Dans le premier, il présentait sept approches naturelles pour guérir le stress, l'anxiété et la dépression, "sans médicaments ni psychanalyse". Dans le second, où il évoquait la tumeur au cerveau dont il était atteint, il préconisait des méthodes permettant d'augmenter le potentiel naturel d’autodéfense et de renforcer le traitement traditionnel : exercice physique, méditation, lutte contre le stress, nutrition contrôlée.


Et un ouvrage plus intime

Même s'il a affirmé et encore réaffirmé que ces méthodes ne devaient venir qu'en renfort aux approches conventionnelles, des cancérologues lui ont reproché de proposer des règles "simplistes, sans preuve scientifique à la clé".


Suite à la rechute de son cancer, en 2010, il avait publié en juin dernier un ouvrage plus intime et et personnel, "On peut se dire au revoir plusieurs fois", pour parler des difficultés qu'il traversait. Il y affirmait: "Il n'y a pas de 'cure miracle' contre le cancer, pas de réussite à 100 %. On peut mettre tous les atouts dans son jeu, mais le jeu n'est jamais gagné d'avance".


agences/boi


Publié le 24 juillet 2011 - Modifié le 25 juillet 2011