Modifié le 25 mars 2011

Un mort dans un attentat à la bombe à Jérusalem

Cette explosion pourrait être le premier attentat depuis des années à Jérusalem.
Cette explosion a été causée par une bombe. [Ariel Schalit - ]
Une femme a été tuée et plus de 30 personnes blessées dans un attentat à la bombe mercredi près de la principale gare routière de Jérusalem, le premier du genre dans la Ville sainte depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2009. Pour l'heure, il n'a pas été revendiqué.

Cet attentat survient au moment où les violences se sont intensifiées ces derniers jours à la frontière entre Israël et la bande de Gaza avec la mort mardi de huit Palestiniens tués par des tirs israéliens et les menaces de représailles de groupes armés palestiniens.


Les vitres de l'un des bus touchés ont volé en éclats.
Les vitres de l'un des bus touchés ont volé en éclats. [Ariel Schalit - ]
Une femme de 59 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, grièvement blessée a succombé à l'hôpital local de Hadassah, selon une source hospitalière et les médias. Plus de 30 autres personnes ont été blessées dans l'attentat qui n'a pas encore été revendiqué.


Bombe cachée dans un sac

"L'explosion s'est produite près d'une station d'autobus, où se trouvaient deux autobus à l'arrêt avec à leur bord de nombreux passagers. Apparemment une bombe était dissimulée dans un sac près d'une cabine téléphonique", a déclaré le chef de la police de Jérusalem.


Une journaliste de l'AFP a vu des victimes allongées par terre et couvertes de sang. Un des bus touchés, dont toutes les vitres ont volé en éclats, se dirigeait vers un quartier religieux orthodoxe de Jérusalem, selon des témoins. La police a établi un cordon aux alentours et lancé des recherches avec des chiens, fouillant méticuleusement les environs, buissons poubelles, boîtes aux lettres pour retrouver des engins explosifs qui auraient pu être encore dissimulés dans le secteur.


Suspects recherchés

Des centaines de curieux accourus sur les lieux et maintenus à distance scrutaient avec inquiétude le site de l'explosion. Des femmes sanglotaient sur le bord de l'avenue, tandis que beaucoup de personnes téléphonaient à leurs proches pour leur donner des nouvelles. Des policiers en civil avec casquettes parcouraient la foule pour identifier des témoins potentiels.


"On constate une escalade sur tous les fronts. Israël va devoir agir pour dissuader les terroristes", a commenté le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï. "Nous effectuons des recherches dans les secteurs de l'explosion, dans Jérusalem et dans ses environs à la recherche de suspects potentiels", a ajouté le chef de la police. "Nous ne disposions d'aucune information sur des projets d'attentats. Mais nous sommes toujours prêts, car Jérusalem est une ville qui vit sous la menace", a-t-il souligné.


Selon les premiers éléments de l'enquête, la bombe pesait entre un et deux kg. Selon la radio militaire, Benjamin Netanyahu a appris la nouvelle de l'attentat au moment où était réuni le forum des sept principaux ministres qui discutaient des mesures à prendre dans la bande de Gaza après la multiplication des tirs de roquettes et d'obus de ce territoire de plus en plus profondément en Israël.


afp/mej


Publié le 23 mars 2011 - Modifié le 25 mars 2011

Premier attentat à la bombe depuis 2004

La dernière attaque à Jérusalem remonte à juillet 2008, quand un Palestinien a lancé une attaque à la pelleteuse qui a tué trois Israéliens.

Le 6 mars de la même année, un Palestinien a attaqué un institut d'études talmudiques de Jérusalem-Ouest, faisant huit morts. Il n'y avait pas eu d'attentat à la bombe dans la Ville sainte depuis 2004.

Nouveaux tirs d'obus de mortier vers Israël

Plusieurs obus de mortier tirés de la bande de Gaza sont tombés mercredi après-midi près de la zone industrielle d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, sans faire de victime, selon la radio militaire.

Ces attaques se sont produites après quelques heures d'accalmie dans le territoire et l'enterrement de huit Palestiniens, dont quatre civils, tués mardi par des tirs israéliens au cours des pires violences depuis la dernière guerre dans la bande de Gaza il y a plus de deux ans.

Selon la radio militaire, la reprise de ces tirs n'est pas liée à l'attentat à la bombe qui a tué une Israélienne à Jérusalem, près de la gare routière centrale, et fait plus de 30 blessés.

Les groupes armés palestiniens de Gaza ont lancé le matin des salves de roquettes et d'obus sur le sud d'Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti qu'Israël se préparait à une épreuve de force pour assurer la protection de sa population.