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Politiciens : vous avez connu le chômage ?
10.09.2010 - 12:40 - mise à jour: 14:44La conseillère nationale socialiste Ada Marra (née en 1973, VD) a terminé ses études universitaires « en période économiquement difficile », en 1996. « J'ai commencé ma vie professionnelle par du chômage. Mais j'ai dû trouver moi-même un programme d'occupation et le proposer à l'office d'orientation professionnelle ». La politicienne a ainsi assisté le directeur des institutions psychiatriques du canton de Vaud, et ce pour gérer le dossier de la lutte contre la toxicomanie avant d'être engagée par son parti.
Pour Christophe Darbellay, c'était tout plutôt que le chômage [Keystone]
Le président du PDC Christophe Darbellay (1971, VS), de son côté, explique qu'il aurait accepté n'importe quelle offre plutôt que de se retrouver au chômage. La preuve? « Mon premier job? Un agriculteur de Fully m’avait si mal payé que je ne le reconnais pas comme premier employeur. Mon premier vrai boulot était celui de vendangeur chez Albano, un vigneron saviésan. Je gagnais 6 francs 50 de l’heure ce qui était très correct. »
Même parti, même position: Luc Barthassat (1960, PDC/GE) a fait « tous les métiers possibles et imaginables » - serveur , nettoyeur , déménageur, manutentionnaire - plutôt que de s'inscrire au chômage. « Il est vrai qu'à l'époque (ndrl: années 1980), nous aurions eu plus de honte à aller s'inscrire au chômage en étant jeunes. A la ferme on faisait tous les boulots sans rechigner et sans regarder si nous étions dimanche ou jeudi! »
Francine John-Calame a travaillé comme femme de ménage [Keystone]
Francine John-Calame (1954, Les Verts/NE), conseillère nationale verte opposée à la révision, n'a recouru qu'une seule fois à un job d'été: « Pendant les vacances d’été, j'ai travaillé dans le magasin « Le Printemps » pour 2 francs 16 de l’heure, car je voulais m’acheter un vélomoteur. » Mais, après ses études, ne trouvant pas d'emploi, elle s'est résolue à accepter un poste de femme de ménage. « Heureusement j’ai retrouvé du travail assez rapidement, d’abord dans une entreprise d’horlogerie, puis à l’office médico-pédagogique. »
La libérale genevoise Martine Brunschwig Graf (1950), elle, a préféré accepter un emploi ne correspondant pas à ses études plutôt que de se retrouver au chômage: « J’étais prête à accepter d’entrer dans le monde du travail en effectuant des tâches qui n’étaient pas nécessairement en rapport avec un diplôme universitaire. » Elle a ainsi fait « un usage intensif de la machine à stencils », entre autres missions, pour l’Association des employés de banque.
« Je n’ai pas connu le chômage car dans une ferme, il y a en tout temps quelque chose à faire! » Guy Parmelin (1959, UDC/VD) a ainsi oeuvré dans la ferme de son père, de la récolte des cerises à « la castration des fleurs de maïs ». « C’est tout naturellement par de petits travaux à la vigne pendant les vacances ou avec le tracteur à la campagne ainsi qu'à l’étable avec les vaches que (s)on « entrée » dans le monde du travail s’est faite. »
Mise au Point avec Gaël Hurlimann
Le dossier
Le 26 septembre, le peuple suisse est appelé à se prononcer sur une 4e révision de la LACI. Présentation des enjeux et suivi de la campagne.
Le rendez-vous
À voir: les témoignages d'Ada Marra et Luc Barthassat dimanche 12 septembre dans Mise au Point. Vous pouvez déjà commentez ces témoignages sur la page Facebook de l'émission.
Le débat
Visionnez le débat avec Doris Leuthard et Christian Levrat et participez à la discussion sur la révision de l'assurance sur le site d'Infrarouge.