"Tout voir, tout savoir, tout montrer…" - tsr.ch - émissions - tard pour bar
Emission du 09 septembre 2010
"Tout voir, tout savoir, tout montrer…"
Depuis 2006, un site Internet diffuse des informations ultra confidentielles sur la guerre en Afghanistan. Wikileaks, c’est son nom, a semé la panique au Pentagone et son fondateur, Julian Assange, est l’objet de d’une campagne de dénigrement à laquelle se sont associés plusieurs ONG qui craignent les représailles des talibans.Julian Assange prétend agir au nom de la transparence contre le culte du secret que pratiquent les institutions étatiques. Mais est-elle vraiment légitime ?
Cette transparence contamine aussi nos comportements. Pour preuve tous les jours des milliers de participants aux réseaux sociaux livrent le plus intime d’eux-mêmes. Mais pourquoi ? Pour quinze minutes de célébrité, comme disait Andy Warhol ? Faut-il tout dire sur tout à chaque instant ?
Invités :
Dr. Mehdi Snene, ancien ethical hacker, enseignant à l’Université de Genève en sécurité informatique
Denis Müller, théologien, éthicien et auteur. Professeur aux Universités de Genève et de Lausanne.
Francesco Panese, professeur à L'Université de Lausanne, Directeur de la fondation Verdan, Musée de la Main.
Un impôt contre la culture ?
Lausanne est une capitale culturelle et la dernière ville de Suisse romande à prélever un impôt (de 14%) sur le divertissement. Une initiative veut le supprimer. Ses promoteurs jurent qu’ils baisseront les prix et que l’offre – notamment les grands événements – augmentera. Les opposants crient à l’assassinat des artistes de la région. Pour l’occasion deux figures de la culture romande croisent le fer…
Michael Drieberg, Directeur Live music productions
Lova Golovtchiner, comédien, Théatre Boulimie Lausanne
Invité musique : P.M.T.
Les références de l'émission
Wikileaks
WikiLeaks est un site Web de ressource et d'analyse politique et sociétale, à la fois ouvert et sécurisé, dont la raison d'être est de donner une audience aux fuites d'information en provenance notamment « des régimes d'oppression en Asie, aux États-Unis, l'ancien bloc soviétique, l'Afrique et le Moyen-Orient » tout en protégeant ses sources. Le site se veut également une aide pour « ceux qui, en Occident, veulent porter à la connaissance de tous les comportements non éthiques de leur gouvernement ou de grandes entreprises ».
Le site a été créé en décembre 2006 et dans l'année qui a suivi, il a ajouté 1,2 million de documents à sa base de données grâce à une communauté d'internautes, composée de dissidents chinois, iraniens, des mathématiciens et des technologues d'entreprises Internet des États-Unis, de Taïwan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Sud et de nombreux anonymes.
A propos de l'initiative sur la suppression de l'impôt sur le divertissement à Lausanne.
Le sujet du 12h45 du 7 septembre
Invité musique P.M.T
Présentation Minimaliste des Troupes.
Imaginez la Suisse, ses 26 cantons, ses montagnes enneigées, ses bassins du Danube, ses pastilles Ricola et son chocolat Milka.
C’est dans cette ambiance pacifiste que grandirent six trublions qui, fort inspirés par des exemples nationaux tels que Guillaume Tell ou encore Winkelkried, eurent très tôt l’ambition de passer outre les clichés et de mettre un terme au débat concernant l’épithète adéquate à accoler à leur Confédération : ni suisse, ni helvétique, ils la firent psychocore.
De concept Lausannois né en 1997 sous l’impulsion de ses six créateurs déjantés, rejoints fin 2009 par Dom Favez, à la double casquette de guitariste et producteur, le psychocore ne tarda pas à se faire discipline tapageuse, dont le retentissement se fit entendre dans toute l’Europe et même au-delà.