Emission du 08 juin 2010
Le scooter joue à saute-bouchon
L'histoire du scooter
La Vespa [DR]
Ce n’est pas la première fois que nous vous parlons de scooters : nous avions testé leur taux d’émission de particules fines, en avril 2006. Nous avions aussi testé des casques pour scooters, en mars 2009.
Ce nouveau test a été réalisé grâce à des partenaires européens, l’opération étant très coûteuse : 11 scooters disponibles sur le marché suisse, dont un scooter électrique, ont été examinés sous toutes les coutures, leurs performances aussi évidemment !
Ils vrombissent dans le trafic, bondissent lorsque le feu passe au vert. Les scooters sont partout, dans presque toutes les villes du monde.
A leur guidon, on se faufile à ses risques et périls entre les voitures coincées dans les embouteillages. Pour quelques milliers de francs au moment de l’achat, le scooter permet d’arriver à l’heure au bureau ou à l’école.
Mais remontons plutôt dans le temps. Après quelques timides tentatives ici et là, le scooter prend son véritable essor à la fin de la deuxième guerre mondiale dans les usines Piaggio de Pontedera, près de Florence.
Le musée Piaggio en témoigne. Il abrite une très belle collection des deux roues maison. On peut y voir le premier prototype de 1943, le Paperino. Un prototype immédiatement rejeté par le patron, Enrico Piaggio.
La Vespa [DR]
A l’époque, les femmes portent des jupes. Enrico Piaggio comprend tout de suite qu’elles ne peuvent pas s’installer confortablement sur le Paperino, équipé d’une barre centrale.
Il renvoie l’ingénieur à sa table à dessin et la première Vespa naît en 1946 avec un espace libre entre le guidon et le siège. Le coup d’œil d’Enrico Piaggio est un coup de génie.
La Vespa tire son nom de sa taille de guêpe.
Le marketing n’est pas mal non plus, elle s’adapte aux différents marchés. Ici une couleur spéciale pour le Japon, là des clignotants pour les Etats-Unis et enfin une pédale pour la France, pour une sombre histoire de législation.
Au fil des années, la Vespa se décline sportive, originale, endurante, militaire, voire délirante pour les besoins d’un film ou de la publicité. Au total, plus de 17 millions de Vespa ont été produites à ce jour.
Alors que la marque italienne est sérieusement concurrencée par des constructeurs asiatiques, elle maintient la fabrication de ses scooters en Toscane. Dans la halle de montage ultra moderne, beaucoup de femmes, une tradition chez Piaggio depuis l’inauguration de l’usine dans l’immédiat après guerre.
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De nombreuses tâches se font encore à la main.
Chaque année, plus de 500'000 deux roues sortent des usines du groupe Piaggio.
Les scooters: notre test
Pour ce test, 11 modèles ont été choisis, en ciblant les 125 cc. En effet, ces modèles sont abordables, en termes de prix ; ils sont plutôt petits, donc très maniables en milieu urbain. Précision encore pour les amateurs : tous les scooters testés datent de 2009 et 2010, ils ont des moteurs 4 temps et une transmission automatique.
Dans tous les pays d’Europe, les ventes de scooters ne cessent d’augmenter. La faute, si l’on peut dire, à l’accroissement du trafic automobile.
Au moment du choix, les futurs acheteurs s’interrogent. Quelle machine offre le meilleur rapport qualité-prix, quelle est la plus confortable, la plus sobre ?
C’est pour apporter des réponses à ces questions légitimes que les associations européennes de consommateurs organisent régulièrement des tests.
On l’imagine aisément, ceux-ci ne sont pas gratuits.
Steve Mesdagh, Coordonnateur – TestAchat-Euroconsumers rappelle que les tests de scooters sont coûteux :
« Nous n’organisons pas souvent des tests de scooters. Vous pouvez voir les installations derrière moi, ce sont des tests coûteux. Il faut acheter les scooters et pour les tester, il faut dépenser le même montant que pour leur achat. Donc c’est cher et cela explique pourquoi on ne le fait pas chaque année, mais tous les cinq ans environ. »
Cette fois ci, quinze scooters sont passés entre les mains des experts.
Onze d’entre eux sont présents sur le marché suisse, dont un scooter électrique, le Vectrix.
De petites différences d’équipement peuvent exister entre les modèles européens et suisses, mais la base technique reste la même.
Les scooters ont été testés dans un centre technique de l’Automobile Club d’Allemagne, l’ADAC, qui compte 17 millions de membres. Situé à Landsberg, en Bavière, ce centre technique est superbement équipé pour réaliser toutes sortes de tests.
Un test de scooter, cela doit être très compliqué à faire ?
Ruprecht Müller, Chef de projet – ADAC nous explique les étapes du test : « Il faut d’abord trouver un bon parcours d’essai. Une fois que c’est fait, nous l’utilisons pour tester les freins, les accélérations et la maniabilité. Nous y avons également mesuré le rayon de braquage, puis nous avons passé en revue tout l’équipement, y compris des détails comme l’espace réservé aux bagages. Il y a vraiment beaucoup de paramètres à contrôler, à mesurer. »
Où était situé votre parcours ?
« Le circuit d’essai était situé en Italie. A l’époque du test, c’était le seul choix possible. »
Mais vous avez aussi effectué une partie du test ici à Landsberg ?
« Oui, nous avons effectué certaines mesures dans les ateliers, ici à Landsberg. Et nous avons analysé ici les coûts d’utilisation. »
Le banc qui permet de mesurer les émissions de gaz d’échappement est un concentré de technologie. Il est d’autant plus utile que les scooters traînent une réputation de pollueurs.
Tous les modèles testés répondent aux plus récentes normes européennes. Mais certains sont meilleurs élèves que d’autres.
Le dernier paramètre testé par les experts concerne l’autonomie.
Voici les résultats :
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Le scooter le mieux classé est le Honda S-Wing. Il reçoit la note de 4,2 sur 6
Poids : 160 kilos
Puissance : 9,7kW
Consommation : 2,86 l./100km
De plus : il est équipé de l’anti-bloquage des freins et il permet d’évoluer dans le trafic urbain, aussi bien que sur les voies rapides, voire sur autoroute.
On ne peut en revanche loger un casque intégral dans le coffre et la console centrale restreint l’espace pour les jambes.
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Avec la même note de 4,2, on retrouve un autre scooter Honda, le SH 125i, sans ABS celui-ci.
Poids : 136 kilos
Puissance : 10,1kW
Consommation : 3,01 l./100km
Les performances de son moteur, une consommation raisonnable et son confort général ont séduit les experts.
La protection contre le vent et une autonomie sous la moyenne ont été mal notées.
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Le troisième avec une note de 4,2,est également japonais, il s’agit du Suzuki Burgman 125.
Poids : 158 kilos
Puissance : 9kW
Consommation : 3,26 l./100km
Ses bons points : le confort des suspensions, les freins et le volume du compartiment à bagages.
Son poids relativement élevé et sa maniabilité n’ont pas entièrement convaincu.
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Quatrième avec 4,1, le Peugeot Satelis 125 a été jugé confortable, bien équipé et doté d’un anti-bloquage des freins performants.
Poids : 172 kilos
Puissance : 11kW
Consommation : 3,56 l./100km
Son poids, son faible rayon de braquage et des émissions nocives élevées l’ont pénalisé.
Ruprecht Müller
Chef de projet - ADAC
L’ABS, c’est plus important en ville que sur une route ouverte ?
« Je dirai en ville ! Car les freinages d’urgence y sont plus nombreux. Ils entraînent un bloquage de la roue avant et créent un gros risque de chute. Avec l’ABS, la roue avant ne se bloque pas et cela augmente énormément la sécurité. On ne peut donc que recommander l’ABS. »
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Avec une note de 3,9 sur 6, on trouve le scooter Sym HD 125 Evo à la 5è place.
Poids : 137 kilos
Puissance : 10kW
Consommation : 3,61 l./100km
Ses bons points : des suspensions agréables, une bonne maniabilité et un équipement complet.
Mais la faible protection contre le vent et des émissions nocives élevées ont joué contre lui.
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Le Suzuki SIXTeen 125 reçoit lui aussi la note de 3,9. Il a été jugé d’un usage facile, offrant un excellent confort au conducteur et au passager. Les performances du moteur et l’équipement n’ont pas impressionné les experts.
Poids : 144 kilos
Puissance : 10kW
Consommation : 3,07 l./100km
Steve Mesdagh
Coordonnateur – Euroconsumers
Tous les scooters peuvent embarquer un passager. Dans quelles conditions de confort ?
« C’est en tout cas moins confortable que dans une voiture ! Les gros scooters peuvent facilement transporter un passager et conserver une puissance suffisante pour se déplacer. Sur les plus petits, surtout pour les longues distances, ce n’est pas très confortable d’être à deux sur le scooter. »
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Le scooter électrique Vectrix VX-1 obtient la note de 3,8 sur 6. Ses accélérations foudroyantes, les plus rapides du test, le faible coût d’utilisation ont constitué autant de points forts.
Poids : 232 kilos
Puissance : 20kW (bridé à 100km/h)
Consommation : 11kW/100km
Son poids, son prix, tous deux élevés et une autonomie limitée l’ont pénalisé.
Ruprecht Müller
Chef de projet – ADAC
« Sur le plan technique, il était tout à fait convaincant. Il est bien construit, il a de bons freins. Mais le point faible reste l’autonomie, entre 40 et à peine 60 kilomètres. Cela rend son usage délicat et il faut bien réfléchir. Si vous l’utilisez pour vous rendre à votre travail, à 30 ou 35 kilomètres de votre domicile, eh bien vous avez un réel problème pour rentrer le soir. Et puis si son utilisation est relativement économique, le courant électrique qui le propulse doit bien être produit quelque part. Si c’est d’une énergie renouvelable, ça va. Mais s’il provient d’une centrale à charbon, l’avantage sur le plan de l’environnement est quasiment nul. »
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Une note de 3,8 pour le Kymco Agility City 125, dont les bons points sont la maniabilité et le confort des sièges. La vitesse maximale a été jugé faible et la consommation élevée.
Poids : 129 kilos
Puissance : 7kW
Consommation : 3,79 l./100km
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Neuvième, le scooter Piaggio Liberty reçoit une note de 3,7 sur 6. Les experts l’ont trouvé d’un usage facile, surtout en ville. Mais le conducteur ne doit pas être trop grand et les accélérations ne sont pas foudroyantes.
Poids : 120 kilos
Puissance : 7,7kW
Consommation : 3,87 l./100km
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L’avant-dernier de nos onze scooters est la Vespa GTS 125 avec la note de 3,5. Ses qualités de maniabilité dans le trafic urbain et son design notamment ont séduit. Mais on ne peut loger un casque dans le coffre et les performances du moteur n’ont pas convaincu.
Poids : 154 kilos
Puissance : 11kW
Consommation : 4 l./100km
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Le dernier, avec une note de 3,4, est l’Aprilia SportCity One. D’après les experts, il s’agit d’une machine facile et agile, qui donne sa pleine mesure dans le trafic urbain.
Poids : 124 kilos
Puissance : 7 kilos
Consommation : 3,76 l./100km
En revanche les maigres performances du moteur et un siège passager trop petit l’ont pénalisé.
Ruprecht Müller
Chef de projet – ADAC
A la fin du test, quel a été votre sentiment ?
« Je dirai que globalement, tous les scooters se sont bien comportés. Aucun n’a présenté un gros déficit sur un point précis. Bon, il faudrait plus de scooters équipés de l’ABS. Et puis sur le plan des performances, il y avait un peu de tout. Au moment du choix, l’acheteur doit bien réfléchir, faire la part des choses entre ses besoins et ses envies. Certains chercheront un scooter confortable, d’autres une machine agile dans le trafic urbain. Le choix est là, il est vaste et il y a beaucoup de bons scooters. »
Quelques conseils de sécurité
Au banquet annuel des coquins de la route, les scootéristes mangent à la table d’honneur. Dépassements par la droite, franchissement des lignes de sécurité, squat des bandes cyclables, tout y passe pour aller plus vite.
Les scootéristes le font à leurs risques et périls, pour éviter de faire la queue comme tout le monde. Ils oublient qu’en terme de sécurité, leur véhicule ressemble à une simple chaise que l’on propulse dans le trafic.
La route cache d’autres pièges: les automobilistes qui grillent un stop ou qui ouvrent leur portière sans regarder. Des comportements qui font que les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.
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Il y a un an, Yves Adolphe démarre au feu vert lorsqu’un automobiliste perdu effectue un tourné sur route devant lui. Le choc est terrible, les conséquences aussi.
Yves Adolphe se souvient : « Quand je me suis réveillé, je n’avais plus aucun souvenir de ce qui s’était passé. Et c’est là qu’une longue année a commencé. »
On vous a raconté dans quel état vous étiez lorsque vous êtes arrivé ?
« Pas tout de suite, mais relativement rapidement oui. »
Et quel était cet état ?
« L’état était critique. A savoir que j’avais vraiment le pied qui pendait au bout de la jambe. Il y avait une rupture d’artère et les pronostics de ma jambe n’étaient pas brillants, brillants, à savoir qu’on a hésité à me la couper. Et puis j’avais une rupture d’artère, donc le pronostic vital, si je n’étais pas tombé où je suis tombé, c’est-à-dire vers les Tours de Carouge près de l’hôpital, j’aurais pu y laisser ma peau. »
Cet accident et les douze mois qui ont suivi ont profondément modifié votre vie professionnelle, votre vie familiale ?
« Personnellement, je suis architecte d’intérieur. J’ai perdu pas mal de clients durant cette année, c’est vrai, surtout dans une période économiquement pas très faste. Et puis on est un poids pour la famille. Maintenant je recommence à pouvoir rebouger plus ou moins normalement, mais pendant longtemps j’ai été très copain avec mon canapé et c’est très long et c’est très pénible pour tout le monde. »
Le nombre des immatriculations de scooters augmente, celui des accidents aussi.
Dr Mathieu Assal, Privat Docent – Chirurgien orthopédiste – HUG voit augmenter le nombre de conducteurs de deux roues blessés :
« C’est vrai que la pratique du scooter est une réelle préoccupation de santé publique et dans mon activité, dans notre activité aux HUG, en tant que chirurgien orthopédiste, nous ressentons une forte augmentation de cette casuistique du scootériste qui se blesse et qui arrive aux urgences, avec des lésions qui peuvent être plutôt bénignes, parfois graves et voire même menacer la vie et l’intégrité du patient. »
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Le quotidien du docteur Assal, c’est ça :
« A votre gauche, vous pouvez voir un patient qui se présente avec des lésions uniquement de l’enveloppe tissulaire, des tissus mous. Probablement que le squelette n’est pas touché dans ce cas là. »
« Tout de suite à droite, vous voyez une simple, si je peux me permettre, fracture de cheville qui est également une lésion qui aura un bon pronostic avec un patient qui vraisemblablement aura peu de handicap fonctionnel par la suite. »
« Un peu plus loin, vous voyez ici la situation d’un patient qui présente ce que l’on appelle une sub amputation au niveau de la cheville et vous pouvez deviner l’os qui sort de la plaie, une grosse contusion des tissus mous, une dilacération de la peau et bien entendu ce patient est exposé à des séquelles fonctionnelles définitives, malgré tous les efforts de reconstruction que l’on peut porter lors de l’intervention chirurgicale. »
« Nous avons maintenant de nouveaux logiciels, dont un logiciel qui s’appelle Osiris et qui a été développé ici, aux HUG à Genève. Cette animation vous permet de voir dans les moindres détails la dislocation et la complexité de cette lésion qui atteint le médio pied. Vous savez que le pied est constitué de multiples os, qui ont perdu ici toute harmonie, toute anatomie et ceci implique une reconstruction assez minutieuse. C’est un vrai puzzle à reconstituer. »
« Vous pouvez observer ici une fracture, vraisemblablement une fracture ouverte, dans laquelle les rapports anatomiques sont complètement perdus. Le tibia est parti en arrière. La cheville qui est en de multiples fragments, présente des zones d’impaction, de séparation et donc on peut anticiper le fait que la fonction articulaire de cette cheville sera fortement prétéritée, malgré la qualité de réparation chirurgicale que l’on portera. »
« Les lésions graves sont plus fréquentes qu’on ne le croit, même si elles ne mettent pas forcément en péril le pronostic vital du patient, malgré tout ces patients sont exposés à des lésions qui sont permanentes avec lesquelles ils devront vivre toute leur vie. C’est souvent des patients qui sont relativement jeunes, qui sont très actifs professionnellement et ces lésions provoquent la nécessité de réorienter l’activité professionnelle et celle des loisirs de ces patients de manière définitive. »
Alors, quels conseils donner aux scootéristes pour limiter la casse ?
« C’est un point délicat et important. On voit effectivement des scootéristes arriver en tong, en sandalettes, surtout avec le beau temps qui revient, parfois même pieds nus. Bien entendu qu’il n’y a aucune protection externe dans ce genre de situation. Bien entendu la protection joue certainement un rôle sur le pronostic de ces lésions. »
S’équiper comme un motard n’est peut-être pas nécessaire, à condition de prendre des précautions. Par exemple porter des gants et éviter de rouler en bermudas pour ne pas risquer l’abrasion cutanée en cas de chute.
Et il faut prendre soin de son scooter !
Selon Philippe Garufi, « Ce qui est important, c’est la pression des pneus. Quand même, une fois par année minimum, même s’ils font moins de 1'000 kilomètres, de faire une vidange. Et de donner de temps en temps un coup de chiffon sur son scooter pour voir s’il n’y a rien d’abîmé ou de cassé. Après, tout ce qui est sinophile, c’est un peu comme une voiture. Les freins stop, c’est très important, le soir quand on veut freiner, l’ampoule doit rester enclenchée. »
Il y a le test de l’ampoule, mais il y a aussi le test du frein lui-même ?
« Ca effectivement, les plaquettes de frein, les freins arrière, on voit les gens attendre toujours la dernière minute pour faire les services
De temps en temps vous voyez quelques horreurs ?
« On peut constater, là on a changé un pneu il y a deux ou trois jours en arrière, c’est vrai que c’est grave, que l’on en arrive là, c’est vraiment grave. »
Là, on risque sérieusement sa peau ?
« Oui, mais on ne peut pas non plus… Bon, ce qu’on peut faire, c’est avertir le client. Si un client nous demande de ne pas changer les plaquettes de freins et qu’on lui dit « Ecoute, tu es limite »,moi ce que je fais sur la facturation, je mets un grand point d’interrogation et je lui demande de signer. Parce que c’est clair qu’il pourrait sortir de chez nous, avoir un accident et à ce moment là le véhicule est séquestré, ça pose quelques soucis au niveau assurance et après on pourrait mettre en cause le professionnel parce que le véhicule, cela ne fait même pas 48 heures qu’il est sorti de chez nous ou bien même une semaine. C’est à nous aussi de bien conseiller le client. »
La semaine prochaine
Notre prochain rendez-vous, ce ne sera pas dans une semaine, mais dans un mois seulement. La Coupe du Monde de football va capter tellement d’attention ces prochains mardi que nous nous retirons modestement pendant 4 petites semaines ! Mais nous revenons dès le mardi 13 juillet, pour découvrir différents marchés aux fruits et légumes. Nous y installerons notre caravane. Durant tout l’été, Annick Jeanmairet et Luc Mariot vont préparer des recettes totalement originales, fidèles à notre philosophie : ça vaut la peine de manger local, de saison et en plus, pas cher ! Tous les ingrédients de ces recettes seront achetés sur les marchés. Vous retrouverez également des tests et des enquêtes, des invités sur des thèmes aussi divers que la solidité des casques à vélos ou la qualité des tranches de pizzas à emporter ! Voilà, tout un programme que je vous présenterai sur la route des marchés !
L'intégrale de l'émission
Les séquences de l'émission
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