Emission du 09 janvier 2007
Croquettes, pâtées : de l'or dans les gamelles ? / Internet : un débit douteux
Des chiens, des chats, des stars
En Suisse, 26% des ménages possèdent un chat, 13% un chien. Nous sommes donc des milliers à dépenser des centaines de millions de francs pour nourrir nos copains à quatre pattes de croquettes et de pâtées mitonnées par l'industrie. Le marché de la "petfood" est tout sauf une niche, c'est un marché en or dans lequel la publicité joue à fond la carte de l'affectif.Combien ça rapporte, comment c'est fabriqué, est-ce que les étiquettes nous mentent, quels sont les besoins alimentaires de nos animaux ? Réponses en compagnie de notre invitée Cheyenne, fox-terrier qui nous a accompagnés tout au long de cette enquête, ainsi que Maria Mettral avec Félix et Tequila, Catherine Sommer et Mishka, Nicolas Burgy avec Pitou et Mistoufle et enfin Massimo Isotta et Malice.
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Vous reprendrez bien quelques croquettes ?
ABE [DR]
Actuellement, la nourriture
humide domine le marché, mais les croquettes remontent la pente, de
l'avis des fabricants et des distributeurs.
Des croquettes, il s'en fabrique en Suisse romande, et on est loin
de l'artisanat. Cheyenne est allée visiter pour nous
l'usine Biomill.
ABE [DR]
Qu'y a-t-il donc dans la
croquette de Cheyenne ?
"Il y a différents produits, depuis les céréales aux farines
de viande, par exemple farine de volaille, cretons de bœuf, mais
aussi des farines de poissons. Nous utilisons environ une centaine
de matières premières différentes. Nous achetons à peu près 10 000
tonnes de matières premières par an pour fabriquer 9000 tonnes de
produits finis", précise André Betschart, responsable des
achats chez Biomill.
En clair, viandes déshydratées et céréales sont les ingrédients
principaux de ces croquettes.
ABE [DR]
Jean-François Faugeron,
contremaître, nous en explique la fabrication : "Nous
mélangeons les matières premières et nous les passons dans une
machine qu'on appelle extrudeuse, pour y ajouter de l'eau et de la
vapeur. Le produit est travaillé à 130-140 degrés, donc il est
cuit. A la fin, une autre machine donne sa forme à la croquette.
Enfin, nous faisons des adjonctions de graisses de volaille et
d'arômes pour l'appétence, ce qui fait que le chat ou le chien va
manger la croquette."
"En fait, nous cherchons à répondre à deux types de besoins, d'une part ceux - physiologiques - de l'animal, d'autre part ceux - psychologiques - de son maître, explique Jost Krütli, directeur de Biomill. Ainsi, la ligne Premium a été créée en fonction des plus récentes connaissances scientifiques, en collaboration avec les chercheurs... A nouveau, on oscille entre la couverture de besoins physiologiques de l'animal et psychologiques du maître."
Reste qu'à l'achat, ces produits hyper-étudiés coûtent plutôt cher aux maîtres. Sont-ils rentables ? "Il est certain que la rentabilité de ces produits n'est pas mauvaise, mais quand vous voyez ce qu'il faut mettre en œuvre ici pour garantir une production de qualité, alors je dirais que c'est une marge raisonnable, correcte", ajoute M. Krütli.
Petfood et économie : un marché colossal
ABE [DR]
L'écuelle de
Cheyenne, un formidable enjeu économique ? Pour
mieux comprendre comment et pourquoi, les explications de Jérôme
Schupp, chef de la recherche à la Banque Syz.
"C'est un marché de quelque 60 milliards de francs suisses,
concentré surtout sur les Etats-Unis et l'Europe qui représentent
80% du total, ce qui veut dire qu'à terme, le potentiel est
beaucoup plus important.
"Le marché est relativement concentré surtout en Europe avec
deux grands acteurs, Nestlé et Mastefoods Mars Inc. C'est un marché
qui connaît une croissance un peu supérieure à celle des aliments
pour personnes. Ce segment de la nourriture pour animaux offre des
caractéristiques de croissance et de rentabilité plus importantes,
d'où l'intérêt de ces grands groupes à être présents sur ces
marchés-là.
"L'objectif de ces marques est de se démarquer des
distributeurs comme Migros ou Carrefour qui ont aussi des aliments
pour animaux, de se différencier avec des produits qui soi-disant
apportent un valeur ajoutée par race, âge, etc. Ensuite le
marketing autour de ces produits dynamise le marché et influence le
consommateur dans ses achats.
ABE [DR]
"Ce que l'on voit dans la
publicité, c'est exactement la même stratégie utilisée pour
d'autres produits, notamment les produits laitiers, entre Nestlé et
Danone."
Nous l'aurons donc compris, si l'on humanise la nourriture pour
animaux, c'est que désormais, tant dans l'œil affectueux du maître
que dans celui intéressé de l'industrie, l'animal est une
personne... Longue vie à Cheyenne, parce que le foisonnement de
produits, ça n'est, paraît-il, pas près de s'arrêter !
"Je pense que comme pour les être humains, on va de plus en
plus segmenter les marchés, en tout cas les marchés matures comme
l'Europe et les Etats-Unis. Sur l'Europe de l'Est et d'autre
marchés tels que l'Asie, l'objectif est plus basique : aller
attraper des nouveaux consommateurs qui, jusqu'ici, n'achetaient
pas ce type de produits", ajoute Jérôme Schupp.
ABE [DR]
De la diversité du
marché
Le marché a ses logiques, reste à espérer qu'elles correspondent
aux besoins nutritionnels réels de l'animal, chien ou chat.
Marcel Wanner dirige l'Institut pour la Nutrition animale depuis
plus de vingt ans. Ici, on étudie l'alimentation de nos compagnons
à quatre pattes. Tant par écrit qu'au téléphone, on donne des
consultations relatives à leur alimentation. On est donc habitué
aux questions du public, du type : "Puis-je nourrir mon animal avec
des restes ?".
"Si vous faites encore une cuisine traditionnelle, alors les
restes satisfont aux besoins de l'animal. Mais si vous faites une
cuisine moderne, d'aujourd'hui, les restes ne peuvent couvrir les
besoins d'un chat ou d'un chien", explique Marcel
Wanner.
En clair, si vous êtes amateur de sushis ou de plat pré-cuisinés,
il est sans doute préférable d'oublier les restes, votre compagnon
risque d'être carencé.
ABE [DR]
Mais qu'en est-il des produits
tout prêts proposés aux animaux ?
"Les aliments qui sont sur le marché sont excellents, ils
couvrent les besoins de l'animal, précise Marcel Wanner. Pour le
chien, c'est clair, je préfère l'aliment sec. Pour le chat, c'est
différent : les ancêtres du chat viennent des régions arides. Le
chat est habitué à trouver l'eau dans son alimentation. C'est pour
ça que si vous l'alimentez avec des aliments secs, il ne boit pas
assez d'eau. Donc chez le chat, je préfère l'aliment
humide."
Ce qui équivaudra pour le chat à plus de tartre mais moins de
calculs urinaires !
La variété des menus, aux fruits de mer ou au gibier par exemple,
laisse en revanche le professeur circonspect :
"Le propriétaire achète les aliments pour son animal avec ses
yeux, ses propres idées, ça veut dire que s'il aime les crevettes,
il cherchera des crevettes dans les aliments de son animal.
L'industrie joue de cela. En principe, le chien et le chat
pourraient manger toute leur vie la même chose. Cette variété est
vraiment faite pour le propriétaire, pas pour l'animal."
"L'animal jeune, adulte ou vieux, n'a pas les mêmes besoins physiologiques, mais les produits élaborés en fonction de la race, ça ne fait pas sens parce qu'un berger allemand n'a pas d'autres besoins qu'un colley, par exemple", précise Marcel Wanner.
Enfin, de l'avis du spécialiste, les aliments "light" n'ont d'utilité que pour les maîtres qui ne parviennent pas à modérer les rations de leur protégé, voire à s'empêcher de le gâter de friandises et autres snacks :
"Donner un biscuit ou un peu de chocolat, ça ne sert à rien, si ce n'est de montrer à l'animal qu'on l'aime, mais ça ne sert à rien du point de vue nutritionnel."
Au final, rien ne servirait donc de stresser : se contenter de choisir un aliment et puis observer son compagnon pour voir s'il lui convient...
"Si l'aliment est en ordre, c'est l'animal qui donne cette réponse. Je n'ose presque pas le dire, mais on a toujours donné les restes de table à notre chienne et elle n'a jamais vu de vétérinaire, à part moi !", conclut le professeur Wanner.
Dernier conseil à tous ceux qui ouvrent des boîtes et des sachets : n'ayez pas la main trop lourde, les rations proposées par les fabricants peuvent être exagérées.
Test : des étiquettes honnêtes ?
ABE [DR]
Les rations proposées par les
fabricants doivent être indiquées sur l'emballage, c'est une
obligation légale, de même pour la composition en matières
premières, les protéines, les cendres, les matières grasses brutes,
entre autres. Les étiquettes disent-elles toute la vérité, rien que
la vérité ?
ABE a amené des échantillons à la station de recherche Agroscope,
sur le site de Posieux. Ce laboratoire officiel est chargé des
contrôles réguliers sur les aliments des animaux de compagnie
fabriqués en Suisse ou importés. Les trois inspecteurs qui écument
la Suisse pour contrôler la nourriture de nos compagnons à quatre
pattes apportent d'ailleurs également leurs échantillons pour
analyse à ce même laboratoire. Pour ABE, le laboratoire a analysé
la composition de 17 produits, 7 pour chiens et 10 pour chats, 8
humides et 9 secs. Claude Chaubert, responsable contrôle produits à
la station Agroscope, nous décrit les différentes étapes de
l'analyse et nous donne ses conclusions.
ABE [DR]
Le laboratoire a commencé par
sécher les aliments humides au four, puis tous les produits ont été
moulus dans un homogénéisateur et les différentes analyses ont
démarré.
"Nous avons déterminé dans ces échantillons la teneur en eau,
la teneur en cendres brutes, la teneur en matières grasses brutes
et en protéines brutes", explique Claude Chaubert.
ABE [DR]
Quand, en laboratoire, on brûle
l'aliment, ce qui reste après combustion de la matière organique,
ce sont les cendres :
"Les cendres sont les matières minérales de l'aliment. Cette
matière représente les macro-minéraux comme le calcium, le
phosphore, les oligo-éléments comme le cuivre ou le zinc, etc.,
ainsi que certains liants minéraux utilisés pour favoriser la
granulation des aliments."
ABE [DR]
Les résultats obtenus ont
ensuite été comparés aux déclarations figurant sur les emballages.
Pour juger de leur conformité, les experts de Posieux se sont
référés à la législation qui prévoit des valeurs de
tolérance.
"Sur tous les échantillons, un seul paramètre était hors des
normes de tolérance. Il s'agit de la teneur en protéines d'un
produit déclarée à 300g/kg, la tolérance minimum est de 268g/kg et
on a trouvé 261g/kg. S'il s'agissait d'un contrôle officiel, nous
aurions contesté l'échantillon."
Sommé de modifier la déclaration ou la formule de fabrication du
produit, le fabricant fautif aurait dû assumer la charge financière
des analyses effectuées par Agroscope.
"Comme il s'agit de protéines, il n'y a dans ce cas pas de
danger pour l'animal, mais il s'agit d'une tromperie du
consommateur."
ABE [DR]
Par ailleurs, les experts ont
relevé quelques contraventions aux prescriptions relatives aux
allégations santé.
"Par exemple, un emballage parle de soutien au système
immunitaire : c'est quelque chose que nous ne tolérons pas sur les
emballages de nourriture animale. Sinon, pour les autres paramètres
obligatoires à déclarer, rien à signaler."
En clair, les résultats sont largement positifs. Quand vous
achetez de la nourriture pour votre compagnon à quatre pattes, elle
correspond en principe à ce qui figure sur l'emballage.
ABE ne manquera pas de vous informer des résultats des investigations réalisées par cette entreprise.
Adorables prédateurs
ABE [DR]
Saviez-vous que, même bien
nourris, les chiens et les chats conservent leur instinct de
prédateurs ? Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes
écologiques. Explications avec Sébastien Sachot, conservateur de la
faune du canton de Vaud.
"Les chiens peuvent être problématiques pour la faune sauvage,
étant donné qu'ils sont rarement sous contrôle de leur maître. Ils
vont divaguer de gauche, de droite à partir des chemins et
provoquer le dérangement des animaux qui dorment au moment où
passent les promeneurs.
Dans l'idée du commun des mortels, ce n'est pas grave. On se dit
toujours que notre chien ne fait rien. En fait, c'est tout le
contraire.
Nous avons un exemple ici avec un petit chien. Apparemment, il ne
provoque pas de dégâts, mais il part très vite là où se repose le
gibier, il le dérange. Il dérange les chevreuils, les sangliers
qui, à la belle saison, vont abandonner leurs jeunes s'il y a des
dérangements trop fréquents. A la mauvaise saison, ils vont
dépenser de l'énergie pour fuir, la perdre au fur et à mesure et
finir par mourir.
Quand on va souvent au mêmes endroits avec des chiens, certains
secteurs vont être abandonnés par la faune sauvage : les chevreuils
vont aller de plus en plus loin, les zones de refuge vont se
restreindre comme peau de chagrin et à un moment, il n'y aura plus
rien, on va perdre les animaux de la forêt."
"En Suisse, 1,4 million de chats, comme ordre de grandeur, ça nous donne 28 millions de mammifères consommés par les chats domestiques et 9 millions d'oiseaux. Le chat a un impact certain sur les oiseaux, passereaux tels que rouge-gorges ou rouge-queues qui fréquentent les jardins aux abords des villes et villages. Ces populations paient un lourd tribut à la présence des chats. Des populations entières de reptiles, comme le lézard des murailles par exemple, disparaissent rien que par l'impact des chats qui consomment 2 à 3 lézards par semaine."
Affubler le chat d'une clochette permet de limiter la prédation.
"L'autre option consiste à garder son chat à la maison pendant la nuit étant donné que c'est principalement à l'aube et au crépuscule qu'il chasse. Les chiens, il conviendrait de les tenir en laisse à certains moments de l'année : au printemps, pour éviter qu'ils séparent les mères de leur progéniture, et en hiver aussi pour éviter qu'ils attrapent les chevreuils affaiblis par la neige et qui ont de la peine à se déplacer."
Afin de sensibiliser le public au problème, le canton de Genève a édité une brochure intitulée Impact des chiens sur la nature et la faune en particulier.
Pour la commander gratuitement, cliquez ici A découvrir également, la brochure spéciale du magazine Bon à savoir, intitulée Un compagnon au poil ! Comment choisir et soigner un animal de compagnie.
Internet : un débit douteux
ABE [DR]
Loin des nourritures terrestres,
nous basculons maintenant vers des préoccupations toutes
virtuelles. Des téléspectatrices et téléspectateurs nous ont fait
part de leurs déboires avec le câblo-opérateur Cablecom, qui ne
tient pas ses promesses, fournit des débits douteux sur Internet, a
un service client pas tout à fait à la hauteur...
Témoignages de clients agacés, des étudiants qui ne sont pas des
manches en informatique !
Corminbœuf, aux portes de Fribourg. Ludovic a achevé ses études
d'ingénieur en informatique le mois dernier. Au printemps 2006, il
prend un abonnement Internet chez Cablecom, avec le plus haut débit
proposé, à savoir 6000 kilo bits. Acte I :
"Au début, j'ai reçu un mauvais modem. Il ne me permettait pas
d'atteindre le débit de la plus grosse offre. J'ai dû me plaindre
pour qu'on m'envoie un modèle plus récent qui permette d'atteindre
les débits escomptés."
Escomptés, mais jamais atteints... Acte II :
"Le problème, c'est que le débit n'est pas respecté dès qu'il
y a un peu de monde qui surfe, entre 18h et 23h. J'ai envoyé
plusieurs fois des mails, à chaque fois pendant quelques temps, ça
s'améliore un peu, mais après 3-4 semaines, c'est vraiment la
catastrophe."
Acte III :
"Ils ont reconnu le problème et m'ont crédité une fois de deux
mois, mais lorsque la facture est arrivée ça n'était pas le cas,
j'ai dû me plaindre à nouveau pour qu'on me donne enfin mes 2 mois
de crédit. Si je n'avais pas été ingénieur en informatique, je
n'aurais rien vu..."
ABE [DR]
A 60 kilomètres de là, à La
Chaux-de-Fonds, Deborah est elle aussi étudiante... Au printemps
dernier, elle choisit de prendre la télévision et l'Internet -
abonnement 3000 kilo bits - chez Cablecom. Une inscription par
téléphone et puis les problèmes qui commencent. Acte I :
"Je reçois le modem avec CD et explications. Là c'est mon ami,
ingénieur en informatique, qui l'installe. Le CD n'est qu'en
allemand et ça ne fonctionne pas pour Macintosh, alors qu'on
m'avait demandé quel était mon ordinateur et que j'avais précisé
avoir un Macintosh."
Une fois l'installation effectuée par Laurent, Acte II :
"Au bout d'un certain temps, je me rends compte que quand je
veux aller sur des sites, ils peinent à s'afficher... je constate
que j'ai 500 kilo bits voire moins... 40 parfois... au lieu des
3000 promis, c'est inacceptable."
Deborah et Laurent adressent un courrier recommandé à Cablecom. Un
technicien appellera une fois Deborah. Il ne connaît pas le
navigateur employé par la jeune femme et promet de rappeler, elle
attend toujours...
Acte III :
"Au moment de conclure l'abonnement, il y avait une offre
selon laquelle les trois premiers mois d'abonnement étaient à 50%.
Je reçois une facture et puis les 50% de rabais sur les 3 mois ne
sont pas calculés juste."
Acte IV :
"Je reçois un SMS de Cablecom me demandant de rappeler la
Helpline et puis je vais chercher le numéro à rappeler sur Internet
puisque le numéro à rappeler n'est même pas indiqué dans le
SMS."
Les deux jeunes gens ne décolèrent pas face à l'inertie du
câblo-opérateur :
"Une lettre-type suite à notre recommandé comme seule réponse
de leur part", précise Laurent.
Et quand on leur fait remarquer que les conditions générales de
l'abonnement ne garantissent pas explicitement le débit 3000 mais
un "best effort" :
"Best effort veut dire meilleurs efforts. Lorsque l'on
n'obtient pas 70% de ce qui est prévu sur le contrat, c'est pas les
meilleurs efforts ou alors on se cache derrière un anglicisme qui
ne veut pas dire grand chose." Testez votre bande passante
en cliquant ici.
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